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| Le sprinteur belge Tim Merlier (gauche) après sa victoire lors de la 8e étape du Tour de France, le 11 juillet à Bergerac. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
La décision, prise par les organisateurs et la préfecture, a été annoncée quelques minutes après la victoire du sprinteur belge Tim Merlier, la deuxième en deux jours, samedi 11 juillet à Bergerac, où le peloton a terminé une nouvelle journée incandescente avec une température de 35 degrés à l'ombre.
"Ça fait une semaine qu'on court tous les jours avec des températures dépassant les 35 degrés, c'est un combat quotidien pour se refroidir avec de la glace et de l'eau. Je n'avais encore jamais connu ça", a réagi Merlier qui applaudit la décision de raccourcir de trente kilomètres (de 185,5 à 155,5 km) l'étape de dimanche 12 juillet entre Malemort et Ussel.
"Je pense que c'est une bonne idée même si d'autres coureurs qui veulent aller dans l'échappée demain diront peut-être le contraire", a-t-il souligné, résumant le double sentiment qui anime le peloton, rompu aux fortes chaleurs mais au sein duquel certains souffrent plus que d'autres.
"Cette décision est rendue nécessaire par les conditions météorologiques exceptionnelles", ont indiqué les organisateurs d'ASO, alors que Météo-France a placé 37 départements français, dont la Corrèze, en vigilance rouge canicule dimanche 12 juillet.
Mais elle "ne changera rien à l'aspect sportif", a souligné le directeur du Tour, Christian Prudhomme, ajoutant que le maillot jaune Tadej Pogacar avait dit "merci" à Thierry Gouvenou, le responsable du parcours, lorsque celui-ci lui a appris la nouvelle.
En amont du départ de cette 113 édition le 4 juillet à Barcelone, Christian Prudhomme avait déclaré que la Grande Boucle était obligée de "s'adapter" face à la répétition des vagues de chaleur qui font peser une menace l'un des trois plus grands événements sportifs du monde.
Inédit
L'important incendie qui a ravagé les Pyrénées-Orientales a ensuite conduit les autorités à interdire au public de se rendre sur le final de la troisième étape, lundi dernier 29 juillet aux Angles.
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| Le coureur français Lenny Martinez avec une poche de glace dans le cou, lors de la 8e étape du Tour de France entre Périgueux et Bergerac, le 11 juillet. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le rabotage de la neuvième étape constitue un nouveau pas, inédit pour ce motif. Que le parcours d'une étape soit modifié n'est, en revanche, pas nouveau.
Rien que cette année, la deuxième étape du Tour de France a été raccourcie, dès fin mai, en raison d'un foyer de peste porcine détecté dans un col boisé de l'agglomération barcelonaise.
L'année dernière, c'était l'épidémie de dermatose nodulaire touchant les bovins qui avait amené au raccourcissement de la 19e entre Albertville et la Plagne.
Mais la chaleur n'avait pour l'instant encore jamais abouti à cette décision qui avait été appliquée sur une autre course cycliste, une étape de la Route d'Occitanie réduite en 2022 à 36 km parce que le thermomètre affichait plus de 41 degrés.
Samedi, c'est une nouvelle fois dans la fournaise que Tim Merlier a décroché son deuxième succès en deux jours, avec une accélération exceptionnelle dans le sprint final qui lui a permis de doubler tous ses concurrents.
Merlier, "un killer"
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| Le sprint vainqueur du Belge Tim Merlier à l'arrivée de la 8e étape du Tour de France, le 11 juillet à Bergerac. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Si tu en gagnes une, tu peux en gagner une deuxième. Je suis content. Quoi qu'il arrive maintenant, ce Tour de France est un bon Tour de France", a réagi le bolide de Soudal Quick-Step qui confirme, avec ce cinquième succès sur la Grande Boucle en trois participations, qu'il est bien le meilleur sprinteur du moment.
"Il y a au moins 15 coureurs qui peuvent faire plus de watts que lui, mais il a une vitesse incroyable. C'est un killer !", a applaudi son coéquipier Louis Vervaeke.
"Il est super fort pour choisir le bon moment pour faire son effort", a ajouté le très précieux Jasper Stuyven, déjà énorme sur le Tour d'Italie au service du Français Paul Magnier, l'autre sprinteur de la maison.
Comme la veille, il y a aussi eu une échappée sur les routes de Dordogne avec un trio qui s'est isolé tôt, avant que Liam Slock ne parte seul à 40 km du but pour tenter sa chance.
Le Belge avait fait le tour des réseaux sociaux en juin quand il avait gagné sa première victoire professionnelle, au GP Gippingen, en franchissant la ligne à plat-ventre après être tombé en célébrant.
Samedi 11 juillet, il s'est livré à un brillant numéro de soliste avant d'être repris à 1,4 km de l'arrivée. "J'étais si proche de gagner. Je suis déçu", a-t-il dit.
AFP/VNA/CVN





