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| Le secrétaire général et président Tô Lâm prononce un discours de politique générale à l’Université de Copenhague. |
| Photo : VNA/CVN |
Dans son discours de politique générale, le dirigeant vietnamien a souligné que les près de 9.000 km séparant Hanoï de Copenhague n’avaient jamais constitué un obstacle, les deux peuples entretenant des relations fondées sur l’estime et la sincérité. La rencontre d’aujourd’hui avec des professeurs, des étudiants et des amis danois visait à transformer cette amitié en un nouveau modèle de coopération pour la période à venir.
Présentant le parcours de développement du Vietnam, il a mis en avant les enseignements que son pays tire de l’expérience danoise, notamment en matière de confiance sociale, de transparence et de responsabilité de l’administration publique, ainsi que de stabilité des politiques publiques. Soulignant les similitudes et les complémentarités entre les deux pays, il a affirmé que le Vietnam considérait le Danemark comme un partenaire fiable avec lequel partager des expériences et créer de nouvelles valeurs pour l’avenir.
Évoquant l’amitié forgée au fil du temps, il a rappelé qu’en 1971, alors que le Vietnam était encore en guerre et lourdement dévasté, le Danemark avait été l’un des premiers pays occidentaux à établir des relations diplomatiques avec lui. Depuis, les relations bilatérales n’ont cessé de se développer. Aujourd’hui, plus de 150 entreprises danoises sont présentes au Vietnam. En 55 ans, la coopération est passée d’une aide à sens unique à un partenariat mutuellement bénéfique couvrant le commerce, l’investissement, l’éducation, la santé et les échanges entre les peuples, et s’étendant désormais à l’énergie, au climat et aux technologies.
Tirant les enseignements de 55 ans d’amitié, le dirigeant vietnamien a souligné deux points essentiels : la confiance profonde forgée au fil des épreuves de l’histoire et la nécessité d’adapter la coopération aux évolutions de l’époque. Dans le prolongement du partenariat global de 2013 et du partenariat stratégique vert de 2023, il a appelé à un modèle de coopération plus global et stratégique, associant les atouts danois en sciences, technologies et transition verte au potentiel de développement durable du Vietnam.
Considérant le Danemark comme un partenaire important et fiable, il a proposé d’élever les relations bilatérales au-delà du partenariat stratégique vert vers un cadre de coopération plus global et stratégique. Cette évolution permettrait de faire du partenariat Vietnam - Danemark un modèle de coopération entre un pays d’Asie du Sud-Est et un pays d’Europe du Nord, les deux parties servant de passerelles respectives vers l’ASEAN et l’Union européenne (UE).
Le secrétaire général et président Tô Lâm a appelé à renouveler la coopération économique entre le Vietnam et le Danemark, en passant d’une logique d’assistance à une démarche de co-création de valeur. Les deux pays, complémentaires en matière de marchés, de ressources et de technologies, partagent des intérêts dans la sécurisation des chaînes d’approvisionnement et la préservation du libre-échange. Il a souligné que les sciences et technologies, la transition verte, la transition énergétique juste et la lutte contre le changement climatique devaient devenir des axes emblématiques de leur partenariat, le Vietnam visant une croissance rapide sans sacrifier l’environnement ni prendre de retard technologique.
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| Les délégués à l’Université de Copenhague. |
| Photo : VNA/CVN |
Pionnier de la transition verte et de l’énergie éolienne, le Danemark possède une solide expérience en matière d’aménagement de l’espace et d’économie maritime. Avec plus de 3.200 km de côtes et un potentiel éolien offshore parmi les plus importants de la région, le Vietnam offre des perspectives de coopération pour développer une nouvelle filière industrielle et promouvoir les énergies renouvelables, tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique et à la planification du réseau électrique de l’ASEAN.
Le dirigeant vietnamien a également mis l’accent sur l’éducation, la formation et les échanges entre les peuples. Il a proposé de développer des équipes de recherche conjointes, la codirection de thèses et le partage d’infrastructures scientifiques, tout en invitant l’Université de Copenhague à étudier l’ouverture d’un campus au Vietnam.
Il a également souligné le rôle de la communauté vietnamienne au Danemark comme passerelle entre les deux pays.
Il a appelé les deux pays à poursuivre leur étroite coordination au sein des Nations Unies et des forums multilatéraux, et à approfondir la coopération entre l’ASEAN et le Danemark, ainsi qu’entre l’ASEAN et l’UE. En tant que pays maritimes, le Vietnam souhaite que le Danemark soutienne les efforts visant à garantir la sécurité et la liberté de navigation conformément au droit international, notamment à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982.
Évoquant le conte d’Andersen sur le petit pois, le dirigeant Tô Lâm a estimé que si les 55 dernières années avaient été celles des premières générations de semeurs, le moment était venu de planter de nouvelles graines. L’avenir des relations Vietnam-Danemark s’écrira non par la magie des contes, mais grâce à la confiance, au savoir, à la volonté et à la détermination des deux peuples.
Après son discours à l’Université de Copenhague, le secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm, a souligné que la transition verte n’était ni un simple engagement environnemental ni une tendance passagère, mais un moteur de croissance future et un pilier du nouveau modèle de développement vietnamien, qui vise une croissance annuelle moyenne à deux chiffres dans les années à venir.
Elle doit permettre de passer d’une croissance extensive, fondée sur les ressources et la main-d’œuvre, à une croissance intensive reposant sur la productivité et les technologies propres, tout en ouvrant de nouvelles perspectives dans les énergies renouvelables, le stockage de l’énergie, l’économie circulaire, les matériaux verts et l’agriculture à faibles émissions.
La coopération avec des universités internationales, notamment celle de Copenhague, pourrait porter sur les politiques de transition énergétique, les énergies renouvelables de nouvelle génération, l’agriculture durable et la formation de ressources humaines hautement qualifiées.
Interrogé sur les moyens d’éviter le piège du revenu intermédiaire, le a présenté trois transitions prioritaires : passer de la main-d’œuvre à bas coût à la productivité et à l’innovation ; d’une croissance extensive à une croissance verte, numérique et inclusive ; et d’une dépendance prédominante aux exportations à un meilleur équilibre entre celles-ci et le marché intérieur.
Le Vietnam entend réorienter sa croissance vers les sciences, les technologies et l’innovation, réformer ses institutions, améliorer la qualité de l’éducation et de la formation, développer les compétences numériques de la main-d’œuvre et attirer les talents vietnamiens et étrangers. Il entend également promouvoir une économie verte, inclusive et résiliente.
Selon lui, passer à un modèle de croissance plus équilibré ne signifie pas réduire le rôle de la production ou des exportations, mais mieux articuler une capacité de production compétitive avec la demande intérieure, grâce au commerce électronique, aux paiements sans espèces et au développement de nouveaux secteurs, tels que l’économie nocturne, l’économie créative, l’économie des seniors, l’économie à basse altitude et les industries culturelles.
VNA/CVN




