27/01/2022 15:10
Le conseil municipal de Los Angeles a décidé mercredi 26 janvier à l'unanimité d'interdire tout nouveau forage pétrolier sur son territoire, qui accueille déjà des milliers de puits de pétrole, parfois au beau milieu de quartiers résidentiels voire à côté d'écoles.
>>Les fuites de méthane 60% plus importantes qu'estimé aux États-Unis
>>L'extraction de pétrole liée à quatre séismes au début du XXe siècle en Californie

Une femme et sa fille de 2 ans dans une poussette devant une pompe à pétrole le 21 octobre 2019 à Signal Hill, en Californie.
Photo : AFP/VNA/CVN

Même s'ils font partie du paysage et de l'histoire de Los Angeles depuis des décennies, la présence de ces forages est de moins en moins acceptée par les habitants et militants écologistes, pour lesquels ils présentent un risque sanitaire et environnemental important.

Le conseil municipal les a entendus et, outre l'interdiction de nouveaux forages qu'elle va mettre en œuvre, a demandé une étude visant à trouver les modalités pour faire disparaître les puits actuels dans les vingt ans à venir.

"Les forages pétroliers à Los Angeles avaient peut-être une raison d'être au début du XXe siècle mais ça n'en a certainement plus maintenant que nous sommes devenus une mégalopole", a déclaré le conseiller municipal Paul Krekorian.

L'étude demandée par la ville doit notamment déterminer si les sociétés pétrolières exploitant ces installations ont amorti leur investissement pour chaque site. Si tel est le cas, la municipalité pourra agir pour obtenir leur démantèlement et leur sécurisation.

D'après les services d'urbanisme de Los Angeles, la ville compte plus de 5.200 puits de pétrole et de gaz. Ils sont essentiellement situés dans des zones habitées par des minorités ethniques et culturelles, qui sont les premières à souffrir de l'impact sanitaire, relèvent les partisans de la fermeture des puits.

Une étude publiée l'an dernier par l'Université de Californie du Sud a établi un lien entre la proximité de ces puits et des troubles respiratoires et pulmonaires, dans certains cas comparables à ceux du tabagisme passif.

Les exploitants sont de leur côté opposé à cette mesure d'interdiction, affirmant que cela va priver la ville de ressources énergétiques et fiscales. Ils arguent en outre que cela rendra les États-Unis plus dépendants du pétrole provenant de pays qui, selon eux, ne respectent pas les mêmes règles en matière de protection de l'environnement et des droits humains.

Le comté de Los Angeles s'est déjà prononcé l'an dernier pour des mesures similaires à celles que la ville vient de prendre.
 
AFP/VNA/CVN
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Quand les femmes d’ethnies minoritaires prennent leur destin en main

Le Vietnam délie les nœuds pour relancer son tourisme Le Vietnam a abandonné mi-mai les exigences de test COVID-19 pour les visiteurs entrant dans le pays, une décision qui devrait stimuler la reprise de l’industrie touristique du pays.