22/09/2020 08:49
La Bourse de Paris a connu sa pire séance en plus de trois mois lundi 21 septembre et chuté de 3,74%, déprimée par les inquiétudes autour de la résurgence du COVID-19 et ses potentielles conséquences sur l'économie, quelques mois après une première vague destructrice.
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La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'indice CAC 40 a lâché 186,14 points à 4.949,76 points. Les autres principales places européennes ont également clôturé en forte baisse lundi 21 septembre. "Il y a là à la fois les craintes liées au COVID-19, la contagion des marchés américains sur l'Europe via les valeurs technologiques, et les tensions entre les États-Unis et la Chine", résume Alexandre Baradez, analyste pour IG France.

Au moment où les États-Unis vont passer la barre des 200.000 décès, les madrilènes renouent avec les contrôles stricts de déplacements lundi 21 septembre et le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe, craint un nouveau "décollage" de la pandémie. Très sensible à l'humeur de Wall Street, la place parisienne a creusé ses pertes à l'ouverture de la Bourse de New York, elle-même fragilisée par la chute de ses stars technologiques lundi 21 septembre. À mi-séance, les trois principaux indices new-yorkais perdaient entre 1,5 et 3%.

Après plusieurs mois de relatif optimisme sur fond de déconfinement et de reprise de l'économie, les Bourses peinent depuis le début du mois de septembre à trouver l'énergie pour continuer à avancer. "Il y a le sentiment qu'on a absorbé une partie du rebond économique, mais la partie la plus lente reste à faire", analyse Alexandre Baradez pour qui "tout ce qui va être dit sur le virus désormais aura la même importance que les décisions de politique monétaire".

Également source de stress sur les marchés lundi 21 septembre, la chute des valeurs bancaires à travers l'Europe après la révélation d'un consortium de journalistes qui accusent ces géants bancaires d'avoir permis le blanchiment d'argent sale à grande échelle. Visé par l'enquête sur son prétendu manque de transparence vis-à-vis de certains clients de sa filiale suisse SGPB, Société Générale a perdu 7,66% à 11,66 euros. Crédit Agricole a abandonné 5,36% à 7,66 euros et BNP Paribas 6,37% à 32,39 euros.

Ces valeurs ont aussi été affectées par le recul des taux d'intérêt sur les dettes des principaux États de la zone euro, recherchées par des investisseurs échaudés par le marché des actions. La dette à dix ans a reculé entre quatre et cinq points de base pour l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Espagne. Parmi les autres valeurs, les entreprises sensibles à la bonne santé de l'économie ont défailli lundi: ArcelorMittal a perdu 8,39% à 10,57 euros et Renault 7,75% à 20,88 euros, les deux plus fortes chutes du CAC 40.

AFP/VNA/CVN


 
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