>> La Bourse de Paris termine en légère baisse après les chiffres de l'emploi américain
>> La Bourse de Paris sans élan, entre reprise de la tech et prix du pétrole élevé
![]() |
| La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Vers 09h40 (heure de Paris), le CAC 40 cédait 0,36% à 8.276,80 points. La veille, l'indice vedette parisien avait pris 0,33%.
Le niveau élevé des prix de l'énergie avec la guerre au Moyen-Orient maintient sous pression les places financières sur le continent européen, particulièrement dépendant des importations pour son approvisionnement énergétique.
Le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, prenait 1,71% à 98,66 dollars, se rapprochant à nouveau de la barre symbolique des 100 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, gagnait 2,95% à 94,18 dollars.
Côté gaz, le contrat à terme du TTF néerlandais, référence en Europe, prenait 1,27% à 74,24 euros le mégawattheure.
Dans ce contexte, "les investisseurs attendant des précisions sur l’organisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz", passage stratégique bloqué par la guerre, relève John Plassard, de Cité Gestion Private Bank.
Or, sur place, la situation offre peu de perspectives de répit.
Une série d'attaques des Houthis du Yémen a fait 73 blessés civils dans le Sud-Ouest de l'Arabie saoudite, a annoncé mardi 8 septembre la coalition menée par Ryad, alliée du gouvernement yéménite, qui a promis une riposte contre le groupe rebelle pro-iranien.
Ces attaques ont notamment visé des sites énergétiques dans le Sud de l'Arabie saoudite, provoquant des incendies et un arrêt temporaire de certaines opérations, a indiqué mardi 8 septembre le ministère saoudien de l'Énergie.
La BCE en ligne de mire
En Europe, l'attention se portera cette semaine sur la réunion jeudi 10 septembre de la Banque centrale européenne (BCE), qui pourrait relever son taux de référence d'un quart de point à 2,5% pour freiner l'inflation, au plus haut depuis trois ans en zone euro.
La présidente de la BCE Christine Lagarde "devra convaincre les marchés qu'une hausse des taux est suffisante pour contenir l'inflation, sans compromettre la reprise économique encore fragile de la zone euro", note Andreas Lipkow, chez CMC Markets.
Elle intervient alors que les taux d'intérêt flambent déjà partout sur le continent, en raison de la hausse des prix, de la concurrence des géants de la tech sur le marché de la dette, et des doutes croissants des investisseurs quant à la soutenabilité financière des États.
Vers 09h40 (heure de Paris), le taux d'intérêt à échéance de la France atteignait 4,25%, au même niveau que la veille. Son équivalent allemand, référence en Europe, était à 3,39%, contre 3,38% la veille en clôture.
AFP/VNA/CVN

