10/03/2021 09:18
Trois policiers grecs ont été blessés mardi soir 9 mars, lors de heurts qui ont éclaté dans une banlieue d'Athènes en marge d'une manifestation de 5.000 personnes contre les "dérives policières", a annoncé la police.
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Des heurts entre manifestants et policiers ont éclaté lors d'une manifestation contre la violence policière, le 9 mars à Athènes. Photo : AFP/VNA/CVN

Selon une photographe de l'AFP, les échauffourées ont débuté lorsqu'un groupe d'environ 200 personnes cagoulées s'est dirigé vers le commissariat de Nea Smyrni, une banlieue réputée calme d'Athènes, où un jeune homme a été frappé à coups de matraque dimanche 7 mars par un policier lors d'un contrôle des mesures de confinement.

Les casseurs ont lancé des pierres et des cocktails molotov contre le commissariat et les policiers ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Le feu a été mis à une dizaine de poubelles obligeant les pompiers à intervenir, a constaté l'AFP.

Un policier à moto, grièvement blessé à la tête, a dû être transporté à l'hôpital, selon la police. Selon les images d'ANT1 TV, des manifestants ont fait tomber le policier de sa moto et l'ont frappé.

D'après l'agence de presse grecque ANA, sa vie n'est pas en danger. "Trois  policiers au moins ont été blessés", a également précisé la police dans un communiqué.

Les journalistes et photographes sur place ont également été pris à partie par les manifestants cagoulés, a-t-on constaté.

Des heurts entre manifestants et policiers ont éclaté lors d'une manifestation contre la violence policière à Athènes, le 9 mars. Photo : AFP/VNA/CVN

Dimanche après-midi 7 mars sur la place de Nea Smyrni, à cinq kilomètres du centre-ville d'Athènes, les images d'un jeune homme à terre frappé à coups de matraque par un policier, en présence d'au moins trois autres agents, sont devenues virales.

On entend le jeune homme crier : "j'ai mal", tandis que des passants s'indignent du comportement des policiers.

En protestation, près de 5.000 personnes, selon la police, ont défilé contre les "dérives policières" mardi soir 9 mars.

La police a dit avoir arrêté des manifestants en possession de cocktails molotov et de barres de fer, avant que les heurts ne débutent, et dix personnes ont été interpellées.

Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a demandé à ses concitoyens que "les tristes images de violence que nous avons vues ce soir à Athènes soient les dernières". "Je ne permettrai à personne de nous diviser", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le principal parti d'opposition, Syriza, a condamné "ceux qui, par la force, ont choisi de ternir une manifestation pacifique de milliers d'habitants".

Le parquet a ordonné une enquête préliminaire "pour examiner les actes criminels éventuels perpétrés par des policiers" dimanche 7 mars à Nea Smyrni, selon une source judiciaire. La police a également ouvert une enquête interne.

Selon la police, cet incident a commencé quand les forces de l'ordre ont été attaquées par "trente personnes qui ont blessé deux de ses agents", ce que de nombreux habitants de Nea Smyrni ont démenti.

Onze personnes interpellées dimanche 7 mars ont été poursuivies pour "coups et blessures, insultes et violations des mesures pour endiguer l'épidémie de COVID-19", a-t-on appris mardi 9 mars de source judiciaire.

AFP/VNA/CVN
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