26/09/2021 17:25
Deux erreurs de pilotage du Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) à la fin des qualifications et c'est son compatriote Lando Norris (McLaren), 21 ans, qui a décroché sa première pole position en Formule 1 en Russie samedi 25 septembre.

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Le pilote britannique de McLaren Lando Norris célèbre sa première pole position glanée au Grand Prix de Russie à Sotchi, le 25 septembre.
Photo : AFP/VNA/CVN


Au départ dimanche 26 septembre à 15h00 locales (14h00 françaises/12h00 GMT), Norris - qui offre à McLaren sa première pole depuis le Brésil en 2012 avec...Lewis Hamilton - partagera la première ligne avec l'Espagnol Carlos Sainz Jr (Ferrari), qui ne s'était lui non plus jamais aussi bien qualifié.

Dans une configuration inhabituelle mais qui pourrait devenir la norme dans les prochaines années, la deuxième ligne verra un autre Britannique, George Russell (Williams), s'élancer aux côtés de Lewis Hamilton, les deux pilotes devant devenir équipiers chez Mercedes en 2022.

Le septuple champion du monde, dont la dernière position de pointe remonte à avant la trêve estivale, ne peut que s'excuser pour une fin de séance brouillonne qui l'a vu heurter un muret à l'entrée de la voie des stands puis partir en tête-à-queue en piste.

"Rien à voir avec la pression" de la course au titre ou d'une 100e victoire symbolique qui se fait attendre, assure-t-il sans pleinement convaincre. "Juste une erreur idiote qui arrive parfois. J'essayais simplement de passer par les stands le plus vite possible... Un peu trop vite. Maintenant, je ne peux qu'espérer que la voiture ne soit pas endommagée et concentrer mes énergies sur demain." Ce n'est certainement pas idéal pour la confiance, mais l'important pour Hamilton est que Max Verstappen (Red Bull), son rival au championnat avec cinq points d'avance, prendra son départ en dernière position sur la grille, pénalisé pour un changement de moteur.

"Bien sûr, nous allons essayer de marquer des points et on aurait bien besoin que quelque chose se passe mal à l'avant pour nous aider", commente le Néerlandais, qui dispose de la bonne voiture pour remonter aux avant-postes.

Wolff "optimiste" 

Du côté de Mercedes, malgré des qualifications décevantes également pour le Finlandais Valtteri Bottas (7e) à cause d'une stratégie conservatrice, on est "optimiste", assure le patron Toto Wolff.

 

Le pilote britannique Lewis Hamilton, au volant de sa Mercedes, lors des qualifications pour le Grand Prix de Russie de Formule 1, le 25 septembre à Sotchi. Photo : AFP/VNA/CVN


"Partir quatrième n'est pas une catastrophe pour Lewis, note-t-il. Ça peut même lui donner des opportunités". En effet, Hamilton bénéficiera de l'aspiration de ses devanciers au bout de la longue première ligne droite, ce qui pourrait lui permettre de gagner des places dans le premier tour.

D'ailleurs, le GP de Russie à Sotchi -où les Flèches d'argent sont invaincues- n'a été gagné depuis la pole position que deux fois sur sept, en 2014 et 2016.

Norris peut-il faire mentir la statistique lors de la 15e manche sur 22 cette saison et offrir à McLaren une deuxième victoire consécutive suivant neuf ans de disette (après celle de son équipier australien Daniel Ricciardo lors de l'épreuve précédente), la première pour le jeune homme ?

"Extrêmement heureux" et conscient que sa prochaine pole "n'est pas forcément pour tout de suite", le Britannique "n'espère pas trop". "Le départ et les premiers tours seront compliqués, anticipe-t-il. Mais nous sommes bien placés pour marquer de gros points."

La météo de dimanche 26 septembre s'annonce plutôt clémente, avec un léger risque d'averses toutefois, selon les prévisions de Météo France pour la Fédération internationale de l'automobile (FIA).

Samedi, au contraire, a longtemps été cataclysmique. La pluie, qui a commencé à tomber dans la nuit, s'est transformée en un intense orage dans la matinée, empêchant les essais libres 3 et la première course de Formule 2.

Tchaïkovski remplace l'hymne russe

Les F1 ont été les premières à prendre la piste à l'heure prévue (15h00) sur un asphalte séchant. Les pilotes n'ont pu chausser des pneus slicks que pendant la troisième et dernière partie des qualifications, et ce sont les premiers à avoir fait ce pari - Norris, Sainz et Russell - qui en ont tiré avantage, avec plus de temps pour monter leurs gommes à la température idéale.

Les pilotes Mercedes, le Mexicain Sergio Pérez (Red Bull), 9e, ou encore le Français Esteban Ocon (Alpine), 10e, ont payé le prix d'être repassés plus tard aux stands. Le deuxième Français Pierre Gasly (AlphaTauri) sera 12e sur la grille et le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari) 19e, pénalisé pour les mêmes raisons que Verstappen.

Ce week-end, il n'y a que dans les tribunes (dont la capacité est réduite à 50%, soit 27.000 billets par jour) et sur les monoplaces de l'écurie Haas que l'on peut voir les couleurs russes. Le drapeau et l'hymne national sont absents du protocole en F1, le pays étant exclu des grandes compétitions sportives internationales après un immense scandale de dopage.

Avant le départ, c'est donc un extrait du premier concerto pour piano du compositeur russe Piotr Ilitch Tchaïkovski que l'on entendra, comme pendant les Jeux olympiques de Tokyo.

AFP/VNA/CVN

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