Giàng Ly Cha ou la renaissance d’un village montagneux de Lai Châu

Il y a deux ans, Giàng Ly Cha, dans la province de Lai Châu, a connu une période de troubles sociaux. Mais grâce à l’attention du Parti et de l’État, le village a retrouvé son calme et les conditions de vie s’y sont nettement améliorées.

>> La "Porte du Ciel" Ô Quy Hô, un site magnifique du Nord-Ouest

>> Le pont en verre de Rông Mây à Lai Châu

Giàng Ly Cha est un village de montagne situé à Lai Châu (Nord).
Photo : Phuong Nga/CVN

“Le chemin qui mène au village de Giàng Ly Cha est raide et sinueux”, avertit Sùng A Chu, président du Comité populaire de la commune de Tà Tông, district de Muong Tè, province de Lai Châu (Nord).

Parcourant la route forestière aux multiples virages depuis le cœur de cette commune, nous découvrons Giàng Ly Cha qui s’offre à nous une beauté simple d’un village H’mông. Nous avons l’impression de pénétrer dans un autre monde, à des années-lumière de la vie bruyante et animée du centre de Lai Châu.

Des religions dissidentes

Lù Van Hoàn, chef de la police du district de Muong Tè, nous accueille avec un sourire amical. “Giàng Ly Cha reste encore pauvre, personne ne le nie. Cependant, les conditions de vie des minorités ethniques s’y sont nettement améliorées par rapport à 2020, année où cette localité reculée fut dans la ligne de mire de forces hostiles qui poussèrent des villageois crédules à soutenir la création d’un prétendu +État H’mông+”, dévoile-t-il.

Tous les habitants de Giàng Ly Cha sont de l'ethnie H'mông. Photo : Phuong Nga/CVN
Tous les habitants de Giàng Ly Cha sont de l'ethnie H'mông. Photo : Phuong Nga/CVN
Tous les habitants de Giàng Ly Cha sont de l'ethnie H'mông. Photo : Phuong Nga/CVN
Tous les habitants de Giàng Ly Cha sont de l'ethnie H'mông. Photo : Phuong Nga/CVN

Selon lui, tous les habitants de Giàng Ly Cha sont de l’ethnie H’mông. Certains groupuscules vivant à l’étranger, en collaboration avec des forces hostiles intérieures, ont profité d’Internet et des réseaux sociaux pour inciter les locaux à se rassembler le 3 janvier 2020 à la montagne Ao Rông (littéralement : Étang du dragon) pour créer un prétendu “État H’mông”. Ils ont également développé quelques religions déformées contraires aux valeurs traditionnelles ainsi qu’aux us et coutumes des H’mông, dont “Giê Sùa” et “Madame Do”. Sous couvert de liberté religieuse, ils ont mené des activités contre le Parti et l’État, en niant les réalisations du pays et en semant la discorde entre les communautés religieuses ainsi qu’entre la population et le Parti. Ils ont aussi utilisé la religion comme une arme de déstabilisation visant à saper le prestige du Parti et de l’État.

Mme Chá est émue en parlant de son fils. Photo : Phuong Nga/CVN
Mùa A Chu se souvient de son triste histoire. Photo : Nguyên Hông/CVN

Dans sa petite maison, Mùa A Chu est encore hanté par ce qui s’est passé dans sa famille il y a deux ans. “Si cette année-là, mon fils et sa femme n’avaient pas suivi les mauvaises personnes… Même dans le pire de mes cauchemars, jamais je n’aurai pensé qu’un jour, ils seraient condamnés à la prison à vie pour propagande contre l’État de la République socialiste du Vietnam”, soupire-t-il. Ses yeux regardent au loin en se remémorant cette triste histoire.

Ce septuagénaire crédule s’est rendu à la montagne Ao Rông simplement afin de prier pour la santé et la fortune, ne sachant pas que c’était une manœuvre des personnes malveillantes. Quand il a su qu’il avait été trompé, il a voulu abandonner le prétendu “État H’mông” et la religion déformée “Madame Do”, mais ils l’ont menacé. La vérité est que quelques H’mông résidant à l’étranger ont profité de la religion et de la crédulité des groupes ethniques pour semer la discorde, dénigrer le Parti et l’État, diviser le bloc de grande union nationale, et provoquer des instabilités socio-politiques.

Désignant deux petits-enfants jouant dans la cour, Sùng Thi Chá, la femme de Mùa A Chu, éclate en sanglots en pensant à leur avenir. “Quand pourront-ils revoir leurs parents ? Maintenant, nous sommes vieux. Comment ferons-nous si nous ne pouvons plus nous en occuper ?”, déplore-t-elle, en essuyant les larmes qui coulent lentement sur ses joues ridées.

“J’espère que mon fils et sa femme feront preuve de bonne conduite et bénéficieront de la grâce présidentielle”, souhaite Mùa A Chu, la gorge serrée. Il ne cache pas sa confiance envers le Parti et l’État, qui s’efforcent en permanence d’améliorer le niveau de vie matériel et spirituel des minorités ethniques, dont les H’mông.

Mùa A Chu a bénéficié de prêts à taux préférentiels de la Banque des politiques sociales pour développer l’économie familiale.
Photo : Phuong Nga/CVN

Nous guidant sur un chemin vicinal nouvellement bétonné, le responsable du groupe des protestants du village, Vàng A Dê, d’un gabarit imposant avec ses yeux écarquillés et sa voix qui porte, nous partage avec enthousiasme : “Giàng Ly Cha vit presque exclusivement de l’agriculture. Auparavant, le sol n’était pas bétonné et donc la circulation y était plutôt difficile. Jusque-là extrêmement démuni, le village s’enrichit grâce à la Nouvelle ruralité. L’État a financé le ciment destiné à la construction de chemins et les villageois y ont contribué par leur travail”.

Le village bénéficie ainsi de fonds de soutien du gouvernement, du budget provincial et de quelques organisations étrangères dans la construction de nombreux ouvrages, notamment l’école maternelle, la maison de la culture, le système d’eau potable et le réseau d’électricité.

Bâtir une relation de confiance

Les policiers sont toujours prêts à soutenir les villageois. Photo : Phuong Nga/CVN
Pour les minorités ethniques de Giàng Ly Cha, l’image de la police se rendant dans le village est désormais familière. Photo : Phuong Nga/CVN
Les policiers sont toujours prêts à soutenir les villageois. Photo : Phuong Nga/CVN

Les autorités provinciales de Lai Châu aménagent des conditions optimales pour aider les locaux dans la production et les affaires, en développant l’économie familiale. Elles les sensibilisent à l’importance du changement des pratiques de production traditionnelles qui sont archaïques et qui ont une faible efficacité économique. Elles déploient aussi des programmes visant à enseigner de nouvelles techniques de production pour améliorer la productivité, la qualité des cultures et de l’élevage du bétail.

“Le soi-disant +État H’mông+ ne nous a rien apporté de bon. Nous ne croyons plus les prétendues religions +Giê Sùa+ et +Madame Do+. Les forces de police et les organes compétents nous ont informés de leurs activités illégales”, affirme Sùng Va Linh. Son frère Sùng A Phùng et lui sont déterminés à changer de vie et à redevenir des citoyens productifs.

Sùng Va Linh est déterminé à changer de vie et à redevenir d'un citoyen productif.
Photo : Nguyên Hông/CVN

Pour les minorités ethniques de Giàng Ly Cha, l’image de la police se rendant dans le village est désormais familière. Elle coopère étroitement avec les autorités locales pour y organiser souvent des séances de sensibilisation. L’objectif est d’informer la population locale des religions extrémistes contraires aux valeurs traditionnelles, de la sensibiliser à l’importance du maintien de l’ordre public. Il s’agit aussi de lutter et de déjouer les complots et tentatives des forces hostiles qui cherchent encore à diffuser des informations erronées pour dénigrer le Parti, l’État et le régime socialiste.

Les forces de police se tiennent également aux côtés des villageois afin de les soutenir dans la construction d’infrastructures importantes pour le développement socio-économique local, tels que chemins vicinaux et ouvrages d’approvisionnement en eau.

Grâce aux efforts communs de tout le système politique et de la communauté, le village de Giàng Ly Cha a fait peau neuve et ses habitants ont retrouvé une vie meilleure.

Phuong Nga/CVN