29/07/2021 11:51
Un petit tour et puis s'en va : l'aventure olympique de l'équipe de France à Tokyo, plombée par sa fébrilité défensive et son manque de vécu commun, a pris fin dès la phase de poules après la correction infligée par le Japon 4-0 mercredi 28 juillet à Yokohama.
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La joie du milieu de terrain japonais Koji Miyoshi, après avoir marqué le 3e but contre la France, aux JO de Tokyo 2020, le 28 juillet à Yokohama.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le miracle n'a pas eu lieu. Face au pays-hôte, les Bleus devaient s'imposer avec deux buts d'écart. Il en ont pris quatre et porté leur total de buts encaissés à 11, en trois matches. Rédhibitoire pour envisager les quarts et espérer plus tard une médaille.

Avec deux défaites et une seule victoire, les Français terminent troisièmes du groupe A et laissent le Japon (1er) et le Mexique (2e) filer au tour suivant.

"Il faut aussi être lucide et reconnaître qu'on n'était pas au niveau d'un tournoi comme celui-là. On finit à notre place dans ce groupe-là, j'aurais aimé qu'ils (les joueurs) aient une autre récompense", a constaté le sélectionneur Sylvain Ripoll à l'issue du match.

André-Pierre Gignac et Téji Savanier, les héros de la victoire renversante contre l'Afrique du Sud (4-3) au match précédent, n'ont pu sauver les Bleus cette fois.

Pire, Savanier a même dû quitter ses coéquipiers à la 38e minute après un coup, remplacé par Enzo Le Fée.

En deuxième période, c'est l'attaquant nantais Randal Kolo Muani qui a aussi laissé les siens (74e), mais en raison cette fois d'un carton rouge, reçu après consultation de la VAR, pour une grosse semelle sur Koji Miyoshi.

Un scénario catastrophe qui avait débuté avant même la première demi-heure de jeu. Sous les yeux de très nombreux journalistes locaux enthousiastes, l'avalanche de buts a débuté.

Défense aux abois 

Le sélectionneur de l'équipe de France de football, Sylvain Ripoll, lors du match du 1er tour contre le Japon, le 28 juillet aux JO de Tokyo 2020.
Photo : AFP/VNA/CVN

Après une frappe puissante d'Ayase Ueda repoussée par le gardien Paul Bernardoni, Takefusa Kubo, joueur de 20 ans qui appartient au Real Madrid, a suivi pour l'ouverture du score (27e).

L'ancien défenseur de l'OM, Hiroki Sakai, a doublé la mise d'un plat du pied de près (34e).

En deuxième période, Gignac a tenté de ramener son équipe dans le match mais sa reprise en pivot sur un centre de Thauvin est passée à côté (48e).

Sur un coup franc de l'ancien Marseillais, une tête japonaise a ensuite failli détourner la balle dans ses propres filets (65e).

Les entrants Koji Miyoshi (70e) et Daizen Maeda (90+1) ont donné le coup de grâce dans le temps additionnel à une défense française, aux abois depuis le début de la compétition quels que soient les choix de Sylvain Ripoll.

Après Anthony Caci et Niels Nkounkou, en difficulté lors des deux premiers matches, c'est le Parisien Timothée Pembélé, 18 ans, qui avait ainsi hérité du poste de latéral gauche face au Japon.

Sylvain Ripoll avait choisi également de titulariser au milieu le Caennais Alexis Beka Beka, auteur d'entrées convaincantes lors des rencontres précédentes.

Mais ces changements n'ont pas apporté les résultats escomptés.

Composée tardivement en raison du refus de nombreux clubs de libérer des joueurs, sans expérience et vécu commun, la sélection française olympique - malgré le renfort de Gignac, Savanier et Thauvin - n'aura jamais réussi à transcender ces aléas.

"Ça a eté compliqué de créer ce groupe. On n'a pas été à la hauteur de nos adversaires. On a fait ce qu'on pu avec les éléments à la disposition du coach" a résumé le milieu de terrain Lucas Tousart.

AFP/VNA/CVN
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