20/01/2022 18:00
"Épuisé" et débordé par l'afflux de patients du COVID-19, la plupart non vaccinés, le docteur James Samuel Pope, directeur de l'unité de soins intensifs de l'hôpital de Hartford, dans le Connecticut aux États-Unis, espère que cette vague Omicron de la pandémie sera bien la dernière.
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Le docteur James Samuel Pope au travail avec ses collègues dans la lutte contre l'épidémie de COVID-19 dans son unité de soins intensifs de l'hôpital de Hartford, dans le Connecticut, le 18 janvier.
Photo : AFP/VNA/CVN

"La frustration est bien réelle (...) nous sommes tous épuisés", déclare sans ambages le médecin américain qui a exceptionnellement ouvert les portes de son unité de soins intensifs.

Après quasiment deux ans d’épidémie aux États-Unis, pays le plus endeuillé au monde avec 847.000 morts, "parmi ceux d'entre nous qui sont ici depuis le début, c'est difficile de trouver quelqu'un d'enthousiaste qui pense que ça a été une expérience positive qui a changé sa vie", tranche le docteur Pope, qui court d'un lit à l'autre de son unité dont il a plusieurs fois poussé les murs depuis le début de la pandémie en mars 2020.

Un soignant au chevet d'un malade du COVID-19 dans une unité de soins intensifs de l'hôpital de Hartford, dans le Connecticut, le 18 janvier. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Au chevet de ses patients, la plupart non vaccinés, parfois immunodéprimés, ici il s'enquiert des "douleurs" éventuelles d'une femme, là il demande à un homme s'il "respire" correctement et veut l'entendre "tousser" franchement.

Surveillant le rythme cardiaque d'une patiente intubée, scrutant des radios d'un autre malade, M. Pope converse avec ses infirmières et "(s)'étonne, même maintenant, de voir autant de gens non vaccinés qui viennent encore ici".

L'une d'elles lui répond qu'effectivement leurs patients "sont tous non vaccinés".

Difficile, du coup, pour le personnel soignant de l'hôpital de Hartford de garder intacts sa foi et son enthousiasme pour son métier : "Non, je ne vais pas continuer à faire ça, c'est épuisant. J'espère que ça y est. J'espère que c'est la dernière grande vague", lâche le docteur Pope.

En tout cas, le nombre de nouveaux cas de COVID-19 était encore en baisse mercredi 19 janvier aux États-Unis, laissant espérer que le pic de la vague du variant Omicron pourrait avoir été franchi : le nombre moyen de nouveaux cas quotidiens s'élève cette semaine à 700.000 environ, contre quasiment 800.000 la semaine passée, selon les chiffres des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).

Mais les États-Unis enregistrent toujours quelque 1.700 décès par jour et un record d'hospitalisations en raison du COVID-19, avec près de 160.000 patients occupant un lit.

Et comme tous les soignants qui luttent contre Omicron, le docteur Pope constate qu'"il y a suffisamment de gens qui l'attrapent pour que même le petit pourcentage de personnes vraiment malades dépasse (la capacité de) nos urgences".

AFP/VNA/CVN

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