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Le texte ne se limite pas à poser les bases d’un modèle énergétique durable : il ouvre aussi la voie à un marché de l’électricité concurrentiel et renforce l’attractivité des investissements privés.
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| La Résolution N°70 ouvre la voie au développement d’un marché de l’électricité concurrentiel, tout en renforçant l’attraction des investissements du secteur privé. |
| Photo : VNA/CVN |
La Résolution N°70 élargit le champ de l’action énergétique, des sources traditionnelles vers les énergies renouvelables, l’hydrogène, l’ammoniac vert et le nucléaire de petite échelle. Cette transformation structurelle, orientée vers la neutralité carbone à long terme, nécessite des ressources financières considérables. Elle favorise ainsi l’émergence de nouveaux instruments tels que les obligations énergétiques, les obligations vertes et les fonds d’investissement dédiés au climat.
La Résolution 70 ne revêt donc pas seulement une portée en matière de politique énergétique, mais est également étroitement liée à la capacité de mobiliser et d’allouer les ressources financières au sein de l’économie.
La garantie de la sécurité énergétique est désormais envisagée en lien étroit avec le développement du marché des capitaux, notamment à travers des instruments tels que l’émission d’obligations, la privatisation partielle des entreprises énergétiques et l’expansion du crédit vert. Cela met en évidence le rôle de plus en plus déterminant du marché financier dans l’accompagnement de la transition énergétique, jetant ainsi les bases d’une croissance durable.
Un cadre juridique et financier à consolider
En vue de promouvoir le marché de la finance verte, le renforcement du cadre juridique est jugé prioritaire. Phùng Xuân Minh, président du Conseil d'administration de Saigon Ratings, a souligné que le gouvernement doit jouer un rôle moteur en perfectionnant les mécanismes d’incitation en faveur des produits financiers verts (actions, obligations, crédits). La mise en place d’un système de critères unifié pour la finance verte constitue une exigence urgente, afin de fournir une base aux institutions et aux entreprises pour le déploiement de produits financiers verts.
Toujours selon lui, un autre facteur clé réside dans le renforcement des capacités et de la sensibilisation à la transition verte au sein de l’ensemble du système. Les entreprises doivent élaborer des stratégies alignées sur les critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) et mettre en place des plans de mobilisation de capitaux adaptés, notamment via l’émission d’obligations ESG. Par ailleurs, l’amélioration de la gouvernance et le respect des normes environnementales dès la phase de préparation des projets contribueront à renforcer la qualité et la durabilité des investissements.
Pham Thi Thùy Linh, représentante de la Commission d’État des valeurs mobilières (SSC), a indiqué que les autorités déploient des solutions dans le cadre de la stratégie de développement du marché boursier à l’horizon 2030, afin de renforcer son rôle dans la mobilisation de capitaux à moyen et long terme. Il convient de noter que le mécanisme de contrepartie centrale (CCP) pour le marché au comptant devrait entrer en service début 2027. Parallèlement, de nouveaux produits tels que les obligations d’infrastructure, les produits dérivés, les fonds d’investissement et les instruments financiers verts sont à l’étude afin de diversifier l’offre du marché.
VNA/CVN




