04/01/2022 15:11
Face à la déferlante du variant Omicron qui fait exploser le nombre de cas de COVID-19, les pays du monde entier misent toujours plus sur la vaccination et, pour éviter la paralysie économique, beaucoup allègent les règles d'isolement des malades et de leurs proches.
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Une adolescente se fait vacciner contre le coronavirus, dans une école de Bhopal en Inde le 3 janvier. Photo : AFP/VNA/CVN

L'extrême contagiosité d'Omicron et son cortège d'arrêts de travail et de quarantaines pèse lourd même si l'accélération des contaminations ne s'accompagne pas, pour l'heure, d'une hausse des décès. Depuis la découverte du virus en décembre 2019, la pandémie a tué plus de 5,4 millions de personnes dans le monde, selon un décompte de l'AFP.

Première région concernée, l'Europe -principal foyer actuellement de la pandémie- enregistre des niveaux de contaminations inédits, avec la semaine dernière une hausse de 59% des nouvelles infections sur sept jours à plus de 4,9 millions. Au total, plus de 100 millions de cas y ont été recensés depuis décembre 2019.

Le Koweït a appelé dimanche soir 2 janvier ses citoyens à "reporter leurs voyages" en général et en particulier vers cinq pays européens -France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Italie- et à les quitter s'ils s'y trouvent déjà, "compte tenu de la hausse importante et sans précédent du nombre des cas".

Outre-Atlantique, la vague est également forte. Le Dr Anthony Fauci, principal conseiller de la Maison Blanche sur la crise sanitaire, a souligné dimanche 2 janvier que l'augmentation des cas aux États-Unis, "presque verticale", était "sans précédent", avec une moyenne de presque 400.000 nouvelles contaminations par jour.

Le Pentagone a annoncé dimanche 2 janvier que le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, a contracté le COVID-19, avec des symptômes "légers", et resterait en quarantaine chez lui les cinq jours suivants.

Israël, pionnier de la vaccination anti-COVID à la faveur d'un accord avec le géant pharmaceutique américain Pfizer, a commencé lundi 3 janvier à administrer une quatrième dose de vaccin aux personnes de plus de 60 ans. Le personnel médical en bénéficiera également.

Adolescents vaccinés en Inde

L'Inde a démarré lundi 3 janvier la vaccination des jeunes de 15 à 18 ans et les autorités renforcent les mesures sanitaires dans les grandes villes, avec notamment un couvre-feu à partir de 22 heures à New Delhi et Bangalore.

Une enfant vaccinée contre le COVID-19, à Modiin en Israël le 2 janvier.
Photo : AFP/VNA/CVN

En Chine, qui suit une stratégie de "zéro COVID", deux hauts responsables ont été limogés dans la ville de Xi'an (Nord) pour, selon les autorités, "renforcer le travail de prévention et de contrôle de l'épidémie" dans la région.

En France, les députés examinent lundi 3 janvier, avant les sénateurs à partir de mercredi 5 janvier, un projet de loi transformant l'actuel pass sanitaire en pass vaccinal. La loi "renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire", dont l'adoption ne fait aucun doute malgré un climat tendu, doit entrer en vigueur le 15 janvier.

Avec des pics récents de 200.000 nouveaux cas quotidiens, malgré un taux de vaccination de quelque 90% de la population des plus de 12 ans, Paris veut accentuer la pression sur les non-vaccinés. Faute de pouvoir justifier d'un statut vaccinal, ceux-ci n'auront plus accès aux activités de loisirs, aux restaurants et bars ou aux transports publics interrégionaux.

Pour préserver la vie socio-économique, les durées de quarantaine sont assouplies à partir de lundi 3 janvier en France, à l'instar d'autres pays. L'isolement des malades est ramené à cinq jours après un test négatif et de nouvelles dispositions entrent en vigueur -tests renforcés pour les écoliers, port du masque obligatoire dès six ans, nombre minimal de trois jours de télétravail par semaine notamment.

La Suisse, l'Espagne, l'Argentine ou le Portugal ont également décidé la semaine dernière des réductions des quarantaines pour minimiser leur impact sur l'activité économique.

Pour limiter les absences et éviter blocages et de pénuries, l'administration de Joe Biden avait décidé dès lundi dernier 27 décembre 2021 de réduire la durée de quarantaine recommandée de dix à cinq jours pour les personnes positives au COVID, à condition qu'elles soient asymptomatiques.

Vols annulés

L'Afrique du Sud, estimant avoir dépassé le pic de la vague Omicron, a pour sa part aboli le 31 décembre le couvre-feu nocturne en vigueur depuis 21 mois.

Mais d'autres pays ont pris ou gardent des restrictions sanitaires strictes comme les Pays-Bas qui ont réimposé un confinement une semaine avant Noël. Des milliers de personnes ont manifesté dimanche 2 janvier à Amsterdam contre cette disposition et la police a fait état de 30 arrestations notamment pour trouble à l'ordre public.

Des milliers de personnes profitent du soleil sur une plage de Durban, en Afrique du Sud, le 1er janvier. Photo : AFP/VNA/CVN

Illustration de l'impact d'Omicron, le trafic aérien mondial connaît encore de nombreuses perturbations avec des vols annulés faute de personnels navigants, malades du COVID-19 ou cas contact en quarantaine.

Dimanche 2 janvier, journée de retour des vacances, plus de 2.500 vols aux États-Unis ont été annulés, à cause de la tempête hivernale Frida venue s'ajouter aux perturbations liées à Omicron.

La situation devrait rester compliquée lundi 3 janvier, pour la première journée ouvrée de 2022, avec plus de 2.000 vols d'ores et déjà annulés.

AFP/VNA/CVN
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