Chine : net ralentissement de la croissance au 3e trimestre à 4,9%

La Chine a annoncé lundi 18 octobre un net tassement de sa croissance économique au troisième trimestre (+4,9% sur un an), du fait notamment de la crise de l'immobilier et des pénuries d'électricité qui pèsent sur les chaînes d'approvisionnement.

>>Le PIB chinois revu à la baisse

Sur une chaîne de montage de machinerie lourde du groupe Sany à Pékin, le 15 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Au deuxième trimestre 2021, le Produit intérieur brut (PIB) du pays avait enregistré une hausse de 7,9% sur un an, après un rebond sur la période janvier-mars (18,3%).
Ce ralentissement était largement anticipé. Un groupe d'analystes sondés par l'AFP tablait toutefois sur une décélération moins prononcée (5%).
D'un trimestre à l'autre, la croissance du géant asiatique progresse de 0,2% seulement, un rythme bien inférieur à celui de la période avril-juin (1,3%).
"Les incertitudes liées à la conjoncture mondiale s'accentuent, tandis que la reprise intérieure reste instable et inégale", a relevé le Bureau national des statistiques (BNS).
Bien que sujet à caution, le chiffre officiel du PIB de la Chine est toujours scruté de près compte tenu du poids du pays dans l'économie mondiale.
Désormais quasi débarrassée du COVID-19, la Chine voit sa reprise menacée par la forte hausse du coût des matières premières, en particulier du charbon, dont le pays est très dépendant pour alimenter ses centrales électriques.
Résultat : les centrales tournent au ralenti, malgré une forte demande, et l'électricité est rationnée, ce qui a fait bondir les coûts de production pour les entreprises.
Autre point d'inquiétude pour les économistes : les déboires d'Evergrande et une éventuelle faillite de ce géant de l'immobilier.
Ce secteur, qui est traditionnellement l'une des locomotives de l'économie chinoise, a joué un rôle clé pour la reprise post-pandémie.
Officiellement, le gouvernement chinois vise un objectif de croissance d'au moins 6% cette année.
Le Fonds monétaire international (FMI) table quant à lui sur une hausse de 8% du PIB de la seconde économie mondiale.

AFP/VNA/CVN

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