16/02/2021 18:28
Zones d'ombre sur la piste aux étoiles : l'affiche de gala Barcelone-Paris SG, mardi 16 février en ouverture des 8es de finale aller, remet en lumière une Ligue des champions toujours menacée par la pandémie de COVID-19 et assombrie par un projet de "Superligue" réservée aux cadors européens.
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L'avant-centre argentin du Barça, Lionel Messi, le 13 février en championnat d'Espagne. Photo : AFP/VNA/CVN

L'hymne de la C1 va revenir aux oreilles des seize équipes encore en lice, les 16 et 17 février puis la semaine suivante, mais les supporters ne pourront l'écouter qu'à travers les haut-parleurs de leurs téléviseurs, en ces temps de huis clos sanitaire.

À défaut d'ambiance, il y aura sûrement du spectacle avec notamment les retrouvailles entre le FC Barcelone et le Paris SG, quatre ans après l'improbable "remontada" (0-4, 6-1) infligée en 2017 par le club catalan aux désormais vice-champions d'Europe français.

Lionel Messi et ses six Ballons d'or sont attendus sur la pelouse du Camp Nou, mais pas Neymar ni Angel Di Maria, les deux dribbleurs du PSG fauchés récemment par des blessures. Les Parisiens miseront néanmoins sur la vitesse et les fulgurances de Kylian Mbappé.

Mercredi 17 février, Cristiano Ronaldo revient dans son Portugal natal pour défier les "Dragons" du FC Porto avec la Juventus Turin. Dans le même temps, le Séville FC du prometteur Jules Koundé (22 ans) reçoit le Borussia Dortmund avec un moral au zénith, gonflé par une série de neuf victoires consécutives toutes compétitions confondues.

Budapest en plan B

D'ici là, l'UEFA croise les doigts pour que la vague du COVID-19, rendue encore plus menaçante par les variants britannique, brésilien ou sud-africain, ne vienne pas gâcher la fête espérée.

Le patron de la FIFA Gianni Infantino, lors d'une interview à Doha, en marge du Mondial des clubs, le 11 février. Photo : AFP/VNA/CVN

L'instance maîtresse du football en Europe a déjà été contrainte d'adapter les conditions de redémarrage de cette édition de la Ligue des champions pour faire face aux restrictions de circulation drastiques mises en place en Allemagne, pays qui a placé quatre de ses représentants en 8es de finale.

Ainsi, Budapest s'est transformée en terre d'accueil pour la rencontre aller disputée par le RB Leipzig, mercredi 17 février contre Liverpool, tout comme le match entre Mönchengladbach et Manchester City.

L'alléchante affiche entre l'Atlético Madrid et Chelsea, en Espagne, a été elle délocalisée à Bucarest.

Et des questions se poseront peut-être à l'avenir pour le déplacement du Bayern Munich, champion d'Europe en titre, sur le terrain de la Lazio Rome, ou bien du Real Madrid de Zinédine Zidane sur les terres de l'Atalanta Bergame en Italie.

Superligue, super-bluff?

À moyen terme, et bien au-delà de la crise sanitaire, c'est le risque d'une sécession des grands clubs pour former leur propre ligue privée qui inquiète l'UEFA.

Epouvantail du foot européen depuis une vingtaine d'années, le spectre d'une "Superligue" a resurgi à l'automne par le biais de Josep Maria Bartomeu, patron démissionnaire du Barça qui a confirmé des discussions souterraines.

Selon plusieurs médias, ce lucratif projet inspiré des ligues sportives nord-américaines (NBA, NFL, NHL...) pourrait rassembler une vingtaine d'équipes des principaux championnats, avec des play-offs en fin de saison, et compterait le Real, le Barça et Manchester United parmi ses promoteurs. L'aval des légalistes clubs allemands paraît plus douteux, de même que celui du PSG ou de la Juve.

Si rien ne permet d'exclure un pur coup de bluff, l'UEFA et la Fifa ont pris les devants fin janvier en menaçant de bannir de leurs propres compétitions tout joueur participant à une Superligue.

En parallèle, la confédération européenne a accéléré les travaux sur la nouvelle formule de la C1 à partir de 2024 : de sources concordantes, le passage de 32 à 36 équipes et la disparition de la phase actuelle de poules au profit d'un mini-championnat opposant chaque équipe à dix adversaires différents, avant d'attaquer les huitièmes de finale, semblent désormais actés.

Emprunté au "système suisse" des tournois d'échecs, ce format gonflerait le gâteau des droits TV et créerait de nouveaux chocs entre gros clubs dès l'automne – chipant à la Superligue son principal atout -, mais au prix d'une saturation encore plus folle du programme des joueurs.

"Le réel défi pour l'avenir sera le calendrier des matches internationaux, l'équilibre à trouver entre le football des sélections et le football des clubs", a ainsi averti le patron de la FIFA Gianni Infantino la semaine dernière auprès de l'AFP.

AFP/VNA/CVN
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