05/05/2021 08:37
''Inadmissible'' : la ministre de la Mer Annick Girardin a dénoncé mardi 4 juin les conditions de pêche imposées aux marins français dans les eaux de Jersey, allant jusqu’à menacer implicitement de couper le courant sur l’île anglo-normande si l’accord conclu dans le cadre du Brexit n’était pas respecté.

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L'accord post-Brexit prévoit qu'à l'été 2026 les pêcheurs européens renonceront à 25% des captures dans les eaux britanniques. 
Photo : AFP/VNA/CVN

La France est prête à recourir à des "mesures de rétorsion" si les autorités britanniques continuent à restreindre l'accès des pêcheurs français à ces eaux, a affirmé mardi 4 juin la ministre. Ces mesures de rétorsion, inscrites dans l'accord, "nous sommes prêts à les utiliser", a-t-elle déclaré lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, faisant allusion à des répercussions éventuelles sur le "transport d'électricité par câble sous-marin" qui alimente l'île depuis la France.

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Je regrette si on devait en arriver" là, mais "on y sera s'il faut le faire", a ajouté la ministre. Elle s'est dite "révoltée, c'est le mot" en découvrant, au soir du 30 avril, que de nouvelles conditions d'accès avaient été décidées "unilatéralement" côté britannique.

Selon son ministère, le Royaume-Uni a publié vendredi une liste de 41 navires français autorisés à pêcher dans les eaux de Jersey. Mais cette liste s'accompagne de nouvelles exigences "
qui n'ont pas été concertées, discutées ni notifiées avant" dans le cadre de l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne le 1er février dernier.

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Si on l'accepte à Jersey, c'est dangereux pour l'ensemble de nos accès" aux poissonneuses eaux britanniques, a-t-elle souligné. Le ministère de la Mer a signalé à Bruxelles ces nouvelles mesures imprévues, et attend désormais de la Commission, seule habilitée à négocier avec le Royaume-Uni, qu'elle obtienne des "éclaircissements". Interrogée par l'AFP, cette dernière a rappelé lundi soir que "toute condition" devait être notifiée avec suffisamment de préavis pour que l'autre partie puisse "commenter ou s'adapter".

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En outre, de telles conditions ne peuvent pas être discriminatoires envers nos pêcheurs", a-t-elle dit, confirmant que la Commission contacterait les autorités britanniques.

APS/VNA/CVN

 

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