19/09/2020 14:45
Depuis les nouveaux cas de COVID-19 détectés le 25 juillet à Dà Nang, l’ensemble des forces et de la population du pays s’allient pour lutter contre la pandémie, avec la participation bienvenue de beaucoup d’étrangers.
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Wayane Worrell distribue des masques à une Hanoïenne.
Photo : LS/CVN

Wayane Worrell, un enseignant britannique de 54 ans vivant à Hanoï depuis 10 ans, s’est beaucoup inquiété aves ses amis de la réapparition du coronavirus au Vietnam. Ensemble, ils sont parvenus à développer une campagne de distribution de masques et de sensibilisation afin d’encourager les Hanoïens à protéger leur santé et celle des autres.

"Malgré la découverte du premier cas de COVID-19 à Hanoï, on voyait que peu de personnes portaient le masque. Je me suis dit que je devais essayer quelque chose pour faire prendre conscience des dangers de la pandémie et des moyens de s’en protéger", partage Wayane Worrell.

Ainsi, début août, M. Worrell et ses amis ont conçu et partagé une affiche avec 40 photos dans lesquelles ils portent tous un masque. Le but de l’initiative vise ainsi à encourager avec bienveillance la communauté à porter un masque et surtout  transmettre le message le plus rapidement possible.

Après le lancement de sa campagne sur les réseaux sociaux, M. Worrell s’est rendu compte qu’une action plus concrète était nécessaire pour sensibiliser à la prévention de la pandémie. Il a alors recherché le soutien des entreprises de production et de vente de matériel médical au Vietnam.

Hoàng Thi Nhu Phuong, de la compagnie par action P&U Vietnam,  explique que juste après avoir pris connaissance de l’idée, sa compagnie a immédiatement fourni des milliers de masques. "J’ai apprécié la bonne volonté affichée par ces étrangers au Vietnam dans la lutte contre le coronavirus. Ils m’ont donné envie de participer et, par le biais de ce programme, je peux ainsi participer aux efforts", déclare-t-elle. 

Lê Trung Dung, originaire de Hanoï, qui a également participé à la campagne, estime que la participation active d’étrangers au Vietnam à la lutte contre le COVID-19 permet certainement d’avoir un impact bien plus important chez les autres étrangers travaillant et vivant dans le pays, afin que ces derniers rejoignent la lutte ou soient encore plus solidaires avec les citoyens vietnamiens engagés contre la pandémie.

"C’est leur amour pour le Vietnam qui les motive à participer activement au combat. Ils considèrent notre pays comme leur deuxième maison et les Vietnamiens comme leurs proches et amis", affirme M. Dung.

"Le gouvernement vietnamien a redoublé d’efforts. Ce que nous devons tous faire et dès à présent, c’est se solidariser", souligne  Mohamed Hamdy Salem Mahmoud El-Kady, un Égyptien membre de la campagne de distribution de masques de Wayane Worrell.

Lors du premier jour de cette campagne, les participants ont distribué près de 300 masques aux passants dans les rues de la ville en les incitant à les porter à l’extérieur.

Production de matériel médical

Affiche réalisée par Wayane Worrell et ses amis dans laquelle ils portent tous un masque.
Photo : LS/CVN

Afin de limiter la propagation du COVID-19, Rafael Masters, un Britannique vivant depuis 11 ans au Vietnam, a fondé le groupe nommé "La force des ingénieurs vietnamiens contre le COVID-19". Ce dernier réunit des ingénieurs vietnamiens prêts à partager informations et  expériences mais aussi machines et outils ainsi qu’à faire des dons pour fabriquer des produits et combattre la pandémie.

"Tout le monde peut prêter main-forte. On va se coordonner pour fabriquer du matériel médical dont les hôpitaux ont besoin.  Si la situation au Vietnam devient et reste vraiment stable et bien maîtrisée, nous pourrons envoyer nos outils et nos équipements dans d’autres pays beaucoup plus touchés dans le monde", espère le Britannique.

Très rapidement, son groupe a réuni plus de 600 membres. Ensemble, ils ont conçu des centaines de masques anti-postillons avec des lanières élastiques. Ils ont également partagé connaissances et techniques pour fabriquer d’autres types d’équipements médicaux comme des respirateurs ou des masques réalisés par des imprimantes 3D.

Ben Betterby, comédien de stand-up américain vivant à Hô Chi Minh-Ville, a décidé qu’en raison du COVID-19, dans les mois à venir, il limiterait ses sorties : 
"rester à la maison est une façon de contribuer aux efforts du Vietnam dans la lutte contre le coronavirus. Je vais organiser aussi des cours d’anglais gratuits en ligne pour les étudiants et les élèves vietnamiens", déclare-t-il.

Pour sa part, Olivier, un cuisinier français à Dà Nang, a collecté des fonds auprès de la communauté étrangère pour préparer 1.420 repas en faveur des médecins, étudiants et travailleurs en situation difficile à Dà Nang et à Quang Nam.

"Je ne suis pas l’unique étranger vivant et travaillant ici. Beaucoup d’autres épaulent le Vietnam dans la lutte contre la pandémie. Après avoir visité des établissements médicaux ou des zones d’isolement, je pense que ces aides sont vraiment utiles", informe Olivier.

La pandémie de COVID-19 ne fait pas de discrimination entre les Vietnamiens et les étrangers. Ainsi, le soutien matériel et moral de tout habitant et travailleur au Vietnam, de toutes les provinces et de toutes les communautés, contribue pleinement à combattre la pandémie tout en promouvant la solidarité entre les populations.
Huong Linh/CVN

 
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