17/12/2020 12:08
Avec une chute record des émissions de gaz à effet de serre et une demande pour les énergies fossiles en berne, 2020 a été, de manière inattendue, une très bonne année pour le climat.
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Les panneaux solaires, une des sources d'energies renouvelables.
Photo : AFP/VNA/CVN


Les émissions de CO2 devraient avoir baissé d'environ 7%, du jamais vu, selon l'ONU et le Global Carbon Project. Une chute liée aux mesures de confinement prises pour lutter contre l'épidémie de COVID-19.

Pour garder un espoir de limiter le réchauffement à +1,5°C et les catastrophes qui en découlent, il faudrait réduire chaque année les émissions de gaz à effet de serre de 7,6%, entre 2020 et 2030, selon l'ONU.

Avec plusieurs vaccins annoncés contre le coronavirus et un rebond attendu de l'économie en 2021, l'année 2020 restera-t-elle une exception ou marquera-t-elle une tendance plus durable de baisse des émissions de CO2?

"Je crains que si les gouvernements n'adoptent pas de nouvelles mesures importantes, la baisse des émissions que nous connaissons ne soit suivie d'un rebond", a déclaré le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol. Sans mesures "vertes" dans les plans de relance, "nous allons revenir au point où nous étions avant la pandémie", estime-t-il. 

Le projet Energy Policy Tracker mené par 14 instituts de recherche qui suivent les annonces post-COVID a calculé que les pays du G20 ont promis au moins 234 milliards d'USD d'argent public en faveur des énergies fossiles, contre 151 milliards pour les énergies propres.

Selon les calculs de l'ONU, la production de pétrole, de gaz et de charbon doit baisser de 6% par an jusqu'en 2030 pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.

À l'inverse, les États prévoient d'augmenter la production d'énergies fossiles de 2% par an, en dépit des prix très bas des énergies renouvelables.

Kingsmill Bond, de Carbon Tracker, espère que 2019 marquera un pic dans les émissions de CO2.

Cela pourrait se produire "dans un scénario optimiste oui, mais ce n'est pas le scénario le plus vraisemblable", tempère la climatologue Corinne Le Quéré. 
 
AFP/VNA/CVN
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