08/10/2016 09:25
Les Français Nathalie Strehl et Luc Fauvet désiraient voyager à vélo, un rêve qui s’est enfin concrétisé. Ils sont arrivés au Vietnam en juillet 2016, où ils sont restés trois mois pour le parcourir, et en découvrir toutes ses richesses.
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Mois d’août. Nathalie et Luc sont à la veille de leur départ pour la rivière des Parfums, à une soixantaine de kilomètres de Hanoï où ils font une halte de quelques jours. Ce jour-là, il bruine. Les restes de la première tempête de l’année. Mais cette pluie ne les empêche en rien de découvrir la beauté du Vietnam. «Demain, nous allons quitter la capitale vietnamienne en direction de la pagode des Parfums. En dépit de la pluie, bien sûr», assure Nathalie.
 

Nathalie et Luc en séjour à Hanoï. Photo : Quê Anh/CVN


Aller au bout des rêves

Nés tous les deux en 1981, Nathalie a passé la majorité de sa jeunesse en banlieue nord de Paris tandis que Luc a grandi dans les environs de Lyon. Ils se rencontrent en 2002 lors de leurs études d’ingénieur à Lyon et décident de se mettre en couple début 2003. «En 2004, nous sommes partis ensemble une année aux État-Unis en Caroline du Nord pendant nos études pour travailler dans la recherche médicale, confie le couple. Nous avons ensuite déménagé dans plusieurs endroits en France dont Grenoble, Antibes, la Haute-Loire et Saint-Quentin en Picardie où nous y avons acheté et rénové une maison qui est désormais en location».

Lors de ces années et ces nom-breux déplacements, les jeunes Français ont touché à plusieurs métiers. Nathalie est passée de la conception informatique pour des compagnies aériennes à un poste de directrice d’unité expérimentale à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), et ce après un master spécialisé en développement durable et changement climatique. Quant à Luc, il a développé des puces électroniques avant de devenir entrepreneur dans les énergies renouvelables, puis conférencier dans le domaine de l’énergie et conseiller dans l’innovation au sein d’une Chambre de Commerce et d’Industrie.
Lors d’un tour de Corse en voiture en 2008, ils croisent la route d’un couple qui voyage à vélo. Nathalie est tout de suite séduite par l’idée, même si Luc se montre quelque peu réticent. Mais en 2009, ils optent pour une décision radicale : ils ne prendront plus l’avion, émetteur trop important de CO2 et contributeur du réchauffement planétaire. «Nous souhaitions quand même voir les beautés du monde, telles que la Grande Muraille de Chine, la baie de Ha Long au Vietnam, les temples d’Angkor au Cambodge. Notre meilleur moyen était de partir donc longtemps, et de traverser un grand nombre de pays en un seul voyage», partage le couple.

 

Le couple part en route vers le Parc national de Cúc Phuong, dans la province de Ninh Binh (Nord). Photo : Nathalie et Luc/CVN


Petit à petit, l’idée du voyage à vélo s’impose. Le choix est à la fois économique, sportif, et le rythme est suffisamment lent pour s’imprégner des sensations mais tout en étant rapide pour parcourir de nombreux kilomètres. Et bien sûr, c’est écologique. «Nous avions lu des écrits de voyageurs dans un magasine intitulé +Carnets d’aventures+, cela nous avait encore plus motivés, raconte Nathalie. Mais l’élément déclencheur a été la grave maladie de Luc, survenue en 2012. La vie est trop courte, et nos rêves sont faits pour être réalisés. Nous sommes partis dès que possible».

Mais par où commencer ?

Le souhait de Luc est de faire d’abord l’Amérique du Sud. Mais la date de départ coïncide avec l’hiver, et le choix des cargos est assez limité. «Nous avons ensuite commencé à regarder les bateaux pour l’Asie du Sud-Est. Nathalie est très attirée par cette région du globe, mais là aussi, cela coinçait, poursuit Luc. Restait alors une troisième option, arriver en Asie par le train ! Nous avons donc fait Paris-Moscou, puis Moscou-Irkoutsk (Russie) à bord du Transsibérien. Puis avec le Transmongolien, nous avons relié Irkoutsk à Pékin. De là, nous avons encore pris un dernier train pour Xi’an (Chine). Et c’est de là que le voyage à vélo a vraiment commencé, même si on avait fait les premiers kilomètres autour du lac Baïkal».

Les pays s’enchaînent donc avec une certaine logique : Russie, Chine, Vietnam, Laos, Cambodge, Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Australie et la Nouvelle-Calédonie comme destination finale.

 

Un moment de détente à Cát Bà. Photo : Nathalie et Luc/CVN


Le Vietnam a une place toute particulière dans ce voyage car la grand-mère de Nathalie y a passé toute sa jeunesse, d’où son attirance pour le pays, et particulièrement sa gastronomie.

«Nous sommes arrivés par la frontière de la côte depuis la Chine, à Móng Cái, le 14 juillet 2016. Nous avons rejoint la baie de Ha Long que nous nous sommes hâtés de voir, ajoute le couple. Nous avons d’abord pris un premier bateau pour Quan Lan, puis un deuxième de Quan Lan à Ha Long, un troisième de Ha Long à Cát Bà, et enfin un quatrième de Cát Bà à Hai Phong. Quelle merveille cette baie de Ha Long, c’est le site le plus connu du Vietnam et nous en avons bien profité !».

Nathalie et Luc rejoignent ensuite Hanoï avant de redescendre par la côte jusqu’à Nha Trang (province centrale de Khánh Hoà) en essayant de voir un maximum de sites entre les deux : de Ninh Binh au Nord à Phong Nha, Huê et Hôi An au Centre. Nathalie est très touchée par la beauté de la vieille ville de Hôi An, un centre historique de la province de Quang Nam. «Après Nha Trang, nous quittons la côte pour aller dans les montagnes et rejoindre Dà Lat (province de Lâm Dông). Nous remontons jusqu’à la première frontière avec le Laos. Nous ferons tout en vélo».

 

Nathalie et Luc aiment découvrir de nouvelles spécialités vietnamiennes.

Photo : Nathalie et Luc/CVN


Nathalie et Luc sont très heureux de leur passage au Vietnam et profitent pleinement des trois mois de visa pour parcourir une grande partie du pays. «Nous aimons manger comme les Vietnamiens et éprouvons du plaisir à découvrir de nouvelles spécialités lorsque nous changeons de régions», se réjouissent-ils.

Le couple est heureux de sa vie de nomades sportifs. «Nous profitons de notre liberté, de ce +temps de cerveau disponible+ que nous avons retrouvé en ne travaillant plus. Nous avons également retrouvé des moments pour la contemplation, ce qui nous manquait beaucoup dans notre quotidien précédent», avouent les voyageurs.

S’immerger dans d’autres cultures, c’est s’ouvrir aux autres modes de vie possibles. Le couple progresse aussi, avec la proximité qui amène des situations nouvelles. Les Français continuent d’apprendre sur eux-mêmes et sur l’autre, même après 13 ans de vie commune. La bonne forme physique due aux nombreuses heures de vélo est aussi un atout non négligeable pour eux. Bon vent, Nathalie et Luc !      
              

                              Phuong Mai/CVN





 

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