19/06/2017 18:58
L'isolement du Qatar peut durer "des années", a averti lundi 19 juin à Paris un haut responsable des Émirats arabes unis, qui imposent avec trois autres États arabes un blocus à ce petit pays accusé de soutenir "les jihadistes".
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Des avions de la Qatar Airways à l'aéroport de Toulouse, le 16 juin en France.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Nous ne voulons pas d'escalade, nous voulons isoler" le Qatar, qui doit renoncer à son "soutien aux jihadistes et aux islamistes extrémistes", a expliqué le ministre d'État émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash, à un groupe de journalistes dont un de l'AFP.

Il a expliqué que les adversaires du Qatar, qui ont depuis deux semaines rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar "misent sur le temps".

Les trois pays du Golfe ont également fermé leurs frontières terrestres et maritimes avec le petit émirat et lui ont imposé de sévères restrictions aériennes.

M. Gargash a accusé le petit émirat gazier d'avoir "construit une plateforme sophistiquée de soutien financier, médiatique, et politique" des islamistes radicaux et d'abriter plusieurs de leurs dirigeants.

Il a indiqué que l'Arabie saoudite, les Émirats, Bahreïn et l'Égypte soumettraient "dans les prochains jours" au Qatar une liste de leurs demandes, qui comprendraient l'expulsion de personnalités radicales, sans plus élaborer.

Le ministre émirati des Affaires étrangères Anwar Gargash, le 7 juin à Dubaï.
Photo : AFP/VNA/CVN

M. Gargash a estimé que la crise ne pourrait être résolue que lorsque le Qatar "changera de politique" et qu'il s'engagera à "cesser son soutien aux jihadistes et aux islamistes radicaux".

Mais il a réclamé la mise en place par les Occidentaux d'un "mécanisme de surveillance" pour s'assurer que l'émirat du Golfe respectera bien ses engagements.

"Les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne ou l'Allemagne ont le poids politique et l'expertise technique pour instaurer un tel mécanisme de surveillance", a ajouté le ministre des Émirats, dont le prince héritier, cheikh Mohammed Ben Zayed, doit être reçu mercredi 21 juin à Paris par le président français Emmanuel Macron.

AFP/VNA/CVN

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