17/07/2017 11:05
La croissance économique de la Chine devrait ralentir au deuxième trimestre, selon un panel d'experts sondés par l'AFP avant la publication lundi 17 juillet des chiffres officiels toujours très scrutés.
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La croissance économique de la Chine devrait ralentir au 2e trimestre, selon un panel d'experts sondés par l'AFP avant la publication le 17 juillet des chiffres officiels. Photo : AFP/VNA/CVN

Le ralentissement de la croissance économique au 2e trimestre serait la conséquence des efforts du géant asiatique pour endiguer un endettement galopant, la fièvre du secteur immobilier et des investissements risqués.

Selon les seize experts interrogés, le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale a progressé en moyenne de 6,8% entre avril et juin, par rapport au trimestre correspondant de l'année dernière.

Au premier trimestre, la croissance avait été de 6,9% alors que les analystes tablaient en moyenne sur une stabilisation à 6,8%. L'investissement à crédit dans les infrastructures et l'immobilier a soutenu la croissance rapide de la Chine pendant des années mais les avertissements sur les risques d'une crise financière aux implications mondiales ont incité Pékin à les freiner.

Vendredi 14 juillet, Fitch Ratings a prévenu que la dette croissante de la Chine pourrait provoquer un "choc économique et financier". Pour autant, l'agence de notation a maintenu la note A+ avec une perspective stable.

Fin mai, Moody's avait infligé à la Chine le premier abaissement de sa note depuis 28 ans, l'agence de notation financière s'inquiétant des risques d'augmentation de la dette du pays.

Les efforts de Pékin de restreindre les prêts bancaires et les achats immobiliers vont continuer à peser sur l'économie dans les prochains mois, pronostique Larry Hu, responsable des sciences économiques chinoises à Macquarie Group. "Nous attendons une baisse de la croissance au second semestre 2017 du fait d'un ralentissement des ventes immobilières et du resserrement des liquidités", estime-t-il.

Pour Fan Zhang, chef économiste pour la Chine à RHB Bank, le ralentissement de la consommation, du fait de la baisse de la croissance des revenus, aura aussi des conséquences sur la croissance économique.

Une forte baisse de la croissance économique chinoise au second semestre est cependant improbable alors que les responsables politiques sont en train de préparer un important congrès du Parti communiste à la fin de l'année qui fera vraisemblablement du président Xi Jinping le leader le plus puissant de sa génération.

"Il est dès lors hautement prévisible que les autorités vont utiliser les ressources et les outils politiques à leurs dispositions pour garantir des résultats économiques positifs", affirme Citibank.

Le gouvernement vise une croissance d'environ 6,5% en 2017. La Chine a connu en 2016 une croissance de 6,7%, la plus faible performance depuis 26 ans.

Fin juin, le Premier ministre Li Keqiang avait martelé que la Chine serait capable d'atteindre son objectif de croissance pour 2017 en dépit de l'essoufflement de la conjoncture. Il avait assuré que les fragilités du système financier demeuraient "sous contrôle".

Le régime communiste s'efforce de rééquilibrer le modèle de croissance chinois vers les services, les nouvelles technologies et la consommation intérieure, au détriment des industries lourdes et des exportations à faible valeur ajoutée.

AFP/VNA/CVN
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