Un homme condamné pour abus des droits de liberté et de démocratie

Le 5 avril, au Tribunal populaire de Hô Chi Minh-Ville, s'est tenu le procès de Nguyên Hoài Nam (né en 1973, ancien reporter du journal Pháp luật Thành phố Hồ Chí Minh, accusé d'"abus des droits de liberté et de démocratie pour porter atteinte aux intérêts de l'État, aux droits et intérêts légitimes d’organisations et de particuliers", selon l’article 331 du Code pénal de 2015.

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Nguyên Hoài Nam a été condamné à 3 ans et 6 mois de prison. En 2018, Nguyên Hoài Nam, en tant que reporter du journal Pháp luật Thành phố Hồ Chí Minh, a écrit des articles sur les infractions à l’Administration des voies navigables intérieures du Vietnam. Ses articles ont été publiés sur le journal. Il a fourni en octobre 2018 des dossiers et données à la Police d’investigation du ministère de la Sécurité publique. Le même mois, Trân Van Vê, chef du bureau, chef adjoint de la Police d’investigation, a assumé l'enquête sur l’affaire d’ "abus des positions et des pouvoirs dans l'exercice de fonctions officielles" à l’Administration des voies navigables intérieures du Vietnam.

Nguyên Hoài Nam lor du procès.

Dans les conclusions de l’enquête publiées en juin 2019, la police n'a pas soulevé la question du traitement judiciaire contre 14 représentants de 16 entrepreneurs dans l'affaire. Pour Hoàng Hông Giang, directeur de l'Administration des voies navigables du Vietnam, il n'y avait pas assez d'éléments pour constituer un crime. Hoàng Hông Giang a montré des signes d'irresponsabilité dans la gestion de l'Administration des voies navigables intérieures du Vietnam, entraînant la corruption et la négativité au sein de l'unité. La police a proposé au ministère des Transports de lui appliquer des sanctions selon les règles du Parti et de l’organisation.

Nguyên Hoài Nam n’a pas accepté ces conclusions. Il a envoyé des plaintes aux organes compétents, à des députés et a publié des articles sur son compte Facebook, accusant le général Trân Van Vê et certains enquêteurs d'avoir dissimulé des criminels. Bien que les autorités compétentes aient répondu à la demande de Nguyên Hoài Nam conformément à la réglementation, il a continué d'écrire des lettres et de publier des articles dénonçant Trân Van Ve et d'autres enquêteurs.

Le 22 janvier 2021, la Police d’investigation du ministère de la Sécurité publique a envoyé un document au chef de la police d'investigation de la Police de Hô Chi Minh-Ville pour lui transférer les dénonciations de Trân Van Vê et Trân Van Quân. Au cours de l'enquête, la police a demandé d'évaluer les articles publiés sur les réseaux sociaux par Nguyên Hoài Nam. Le Service de l'Information et de la Communication a conclu que ces articles étaient faux, insultant la réputation d’organisations et de particuliers, violant la Loi sur la cybersécurité et le décret 72/2013 du gouvernement.

VNA/CVN