Un feu de forêt ravage un parc naturel dans le Centre du Portugal

Plus d'un millier de pompiers sont mobilisés mercredi 10 aout pour tenter de maîtriser un feu de forêt qui ravage depuis plusieurs jours le Parc naturel de la Serra da Estrela, une région montagneuse du Centre du Portugal classée par l'UNESCO.

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Des pompiers dans le Parc naturel de la Serra da Estrela, dans le Centre du Portugal.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'incendie s'est déclaré samedi 6 août dans la commune de Covilha et a déjà détruit au moins 3.000 ha de forêt et de broussailles, faisant quatre blessés légers parmi les pompiers, selon les premières estimations citées par les autorités locales.

Après avoir été sur le point d'être circonscrites en début de semaine, les flammes se sont déchaînées mardi après-midi, menaçant la bourgade de Verdelhos. Mercredi 10 août, c'est le village de Sameiro, situé dans la commune de Manteigas, qui était l'épicentre de l'incendie.

Si l'un de versants de la vallée était déjà teinté de noir et gris par le passage du feu la veille, la colline d'en face était en proie à plusieurs foyers d'où s'élevaient ici et là des flammes et d'épaisses colonnes du fumée. Se méfiant des vents violents et inconstants, les pompiers étaient placés en bordure du village pour protéger les maisons.

Le Parc naturel de la Serra da Estrela s'étend sur la plus haute montagne du territoire continental Portugal, qui culmine à quelque 2.000 m d'altitude. Ce site a été classée comme géo-parc mondial par l'UNESCO en 2020 en raison de son patrimoine géologique exceptionnel.

La biodiversité du parc est "la première victime" de ces incendies, a regretté l'association de défense de l'environnement Quercus, estimant que ces incendies sont notamment le résultat d'un "abandon des forêts".

Le Portugal, qui connaît cette année une sécheresse exceptionnelle, a par ailleurs connu le mois de juillet le plus chaud depuis près d'un siècle, selon l'institut météorologique national.

Depuis le début de l'année, plus de 70.000 ha sont partis en fumée, selon les dernières estimations, encore provisoires, de l'Institut pour la conservation de la nature et des forêts (ICNF).

APS/VNA/CVN