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Aucun tir n'a été entendu aucun hélicoptère de combat n'a été vu dans le ciel et les rues retrouvaient petit à petit une activité normale |
Photo : AFP/VNA/CVN |
Juba a été le théâtre, du 8 au 11 juillet, d’affrontements entre forces fidèles au président Salva Kiir et ex-rebelles aux ordres du vice-président Riek Machar, la présidente de la Commission de l’Union africaine incriminant les deux dirigeants pour cette violence meurtrière.
Un cessez-le-feu décrété le soir du 11 juillet par MM. Kiir et Machar a jusqu’à présent été respecté : aucun tir n’a été entendu le 13 juillet, aucun hélicoptère de combat n’a été vu dans le ciel et les rues retrouvaient petit à petit une activité normale, a rapporté un correspondant.
Le soir du 13 juillet, Salva Kiir a par ailleurs décrété une amnistie pour les combattants fidèles à Riek Machar ayant pris part à ces combats, selon un communiqué de la présidence.
Mais le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, a estimé le 13 juillet "qu’on ne peut pas exclure de nouveaux affrontements" à Juba et signalé une "mobilisation" des forces gouvernementales et ex-rebelles autour de Malakal (Nord-Est) et Leer (Nord).
L’ONG Médecins sans frontières s’est elle inquiétée de combats à Wau (Ouest), théâtre d’affrontements depuis plusieurs semaines, ainsi qu’à Leer.
Dans la perspective d’une reprise des combats, le président des États-Unis Barack Obama a annoncé l’envoi de 47 soldats à Juba pour protéger l’ambassade américaine, dont tout le personnel jugé non essentiel a été prié de partir.