16/08/2019 08:58
Six pays de l'UE sont prêts à accueillir une partie des quelque 147 migrants embarqués sur le navire humanitaire de l'ONG espagnole Proactiva Open Arms, toujours bloqué jeudi soir 15 août devant l'île italienne de Lampedusa, même si l'autorité de Matteo Salvini, tenant d'une ligne dure envers les migrants, est contestée à Rome.
>>Migrants: la justice autorise l'Open Arms à s'approcher de Lampedusa

Capture d'image d'une vidéo de Local Team montrant le bateau humnitaire espagnol Open Arms près des côtes de l'île de Lampedusa, le 15 août en Italie. Photo: AFP/VNA/CVN

"La France, l'Allemagne, la Roumanie, le Portugal, l'Espagne et le Luxembourg viennent à peine de m'indiquer qu'il sont prêts à recevoir des migrants", a annoncé jeudi 15 août le Premier ministre italien Giuseppe Conte dans une lettre ouverte adressée à M. Salvini, l'omniprésent ministre italien de l'Intérieur. Le Portugal a indiqué être prêt à accueillir dix personnes.

L'accord ne concerne cependant pas les 356 migrants secourus par l'Ocean Viking, le navire de SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), qui navigue au ralenti à mi-chemin entre Malte et Lampedusa, interdit de s'approcher des eaux territoriales de l'une comme de l'autre.

"Encore une fois, mes homologues européens nous tendent la main", s'est félicité M. Conte à propos de l'Open Arms, en attaquant frontalement M. Salvini, qui réclame depuis une semaine sa destitution et des élections dès octobre.

Le chef du gouvernement italien a précisé qu'il s'était battu au côté de son ministre pour "un mécanisme européen" qui serait "presque automatique" pour répartir au sein de l'UE les migrants secourus en mer, alors que les pays en première ligne comme l'Italie, la Grèce et l'Espagne dénoncent depuis des années l'indifférence de leurs voisins.

"Mon obsession est de combattre tous les types de délit, y compris l'immigration clandestine. Je suis ministre pour défendre les frontières, la sécurité, l'honneur, la dignité de mon pays", lui a rétorqué par écrit M. Salvini.

"Avec moi les ports sont et resteront fermés aux trafiquants et à leurs complices étrangers", a insisté le ministre italien. "Et il est clair que sans cette fermeté, l'Union européenne n'aurait jamais levé un petit doigt, laissant l'Italie et les Italiens seuls".

AFP/VNA/CVN

 
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