24/12/2019 21:59
L’envoi de travailleurs à l’étranger est l’une des orientations centrales du Parti communiste du Vietnam et de l’État pour le développement socio-économique du pays.
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Nguyên Gia Liêm (debout), directeur adjoint du Département de gestion des travailleurs à l’étranger, s'exprime lors d'un événement à Hanoï.
Photo: Nguyên Tùng/CVN

Il s’agit d’une approche adéquate au contexte actuel du Vietnam qui possède une main-d’œuvre abondante et bon marché, tandis que le taux de chômage est en hausse et la qualité du travail et les revenus des travailleurs sont en baisse, dit Nguyên Gia Liêm, directeur adjoint du Département de la gestion des travailleurs à l’étranger relevant du ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales, lors d’un point presse tenu récemment à Hanoï.

L’envoi de ressources humaines à l’étranger a pour but de créer de l’emploi, d’augmenter les revenus et d’élever les qualifications professionnelles. En outre, les familles des travailleurs pourront améliorer leur niveau de vie, explique-il.

Selon lui, cette approche est présente dans différents documents et résolutions du PCV et dans le droit de l’Assemblée nationale, notamment le Code du Travail ainsi que les décrets et décisions du gouvernement et des autorités compétentes de l’État.

Les principales destinations

Selon les récentes statistiques, le nombre des travailleurs vietnamiens en départ pour l’étranger est en hausse chaque année. Si au début de 2000, il y avait seulement une dizaine de milliers de personnes envoyées par an, ces 5 dernières années, ce chiffre annuel est monté à une centaine de milliers de travailleurs. En moyenne, le nombre des Vietnamiens travaillant à l'étranger a augmenté d’environ 10.000 personnes chaque année. En 2019, plus de 120.000 vietnamiens ont ainsi été embauchés à l’étranger.

Des travailleurs vietnamiens dans une usine japonaise.
Photo : VNA/CVN

Taïwan (Chine, 230.000 personnes), le Japon (200.000), la République de Corée (50.000), la Malaisie (25.000) sont les principales destinations de la main d’œuvre vietnamienne. Depuis 2016, le Vietnam envoie à l’étranger plus d’un million d’actifs œuvrant pour l’essentiel dans les secteurs de la santé, de l’agriculture, de l’aquaculture et des hautes technologies.

Environ 3,3 milliards d’USD par an

Les revenus moyens des travailleurs vietnamiens à l’étranger se sont nettement améliorés ces derniers temps : 1.800 USD par mois en République de Corée, 1.500 USD au Japon, 600-800 USD en Taïwan (Chine), 450-550 USD en Malaisie et au Moyen-Orient. Les devises étrangères envoyées au Vietnam par les travailleurs se sont élevées à 2,7 - 3,3 milliards d’USD par an.

L’objectif du pays d’ici 2020 est d’envoyer entre 100.000 à 120.000 travailleurs à l’étranger chaque année, dont 70-80% auront suivi une formation professionnelle.

Actuellement, le pays s’est associé à 50 marchés pour l’envoi de main-d’œuvre et plus de 410 entreprises sont autorisées par le gouvernement à expatrier leurs employés.

Habituellement, leur départ s’effectue par voie officielle, avec l’aide d’une entreprise intermédiaire validée par le gouvernement. Cependant, une partie d’entre eux, une fois sur place, rompent le contrat et cherchent à franchir illégalement les frontières vers un pays tiers dans l’espoir d’y gagner mieux leur vie. Cela pose évidemment un problème de gestion des ressources humaines.

Mesures de promotion 

Les travailleurs vietnamiens à l’étranger envoient une somme de devises considérable, contribuant au développement socio-économique du pays.
Photo : VNA/CVN

Selon les experts, seulement 20% à 30% du nombre total des travailleurs vietnamiens  sont qualifiés. À l’étranger, nos ressortissants sont généralement chargés des travaux simples à revenus modestes. En effet, malgré une main d’œuvre vietnamienne croissante à l’étranger, celle-ci reste de basse qualité, et ce en raison notamment d’un faible niveau d’anglais.

Les entreprises vietnamiennes rencontrent souvent des difficultés dans l’embauche d’une main d’œuvre suffisamment qualifiée pour être envoyée à l’étranger. Pour pallier à ce problème, elles proposent des coopérations avec les centres de formation qui leur permettent de développer les qualifications professionnelles nécessaires.

Dernièrement le ministre du Travail, des Invalides et des Affaires sociales s’efforce de promouvoir le travail à l’étranger à la fois à travers la rédaction de documents juridiques, les politiques et les mécanismes d’expatriation soumis à ratification ; la promulgation des décisions d'orientation et leur application ; la négociation et la signature d’accords de coopération avec les pays étrangers d’accueil ; le renforcement de l'inspection et du contrôle des flux migratoires ; et enfin la gestion et la résolution des problèmes liés aux travailleurs vietnamiens à l’étranger.

Nguyên Tùng/CVN

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