Selon le Département de l'Afrique, l'Asie occidentale et l'Asie du Sud, les produits textiles vietnamiens peuvent s'exporter davantage car ils ont trouvé leur place sur le marché africain, surtout en Afrique du Sud. La valeur des exportations nationales vers ce pays a augmenté de l'ordre de 64%/an pour la période 2008-2010.
Les avantages des produits textiles vietnamiens sont leur prix, grâce notamment à une main-d'œuvre jeune et peu coûteuse. Des atouts qui ont contribué à augmenter la compétitivité des produits nationaux sur le marché de la SACU. Faisant partie de l'Organisation mon- diale du commerce (OMC), les produits vietnamiens exportés vers cette Union bénéficient du statut de nation la plus favorisée. En d'autres termes, cela signifie que les entreprises peuvent exporter une quantité de produits équivalents aux besoins des consommateurs. De plus, les litiges éventuels seront résolus par le biais des réglementations de l'OMC.
Le secteur textile de la SACU doit faire face à des défis. Hormis l'Afrique du Sud, les autres pays possèdent un réseau d'infrastructures arriérées, doivent faire face au manque de travailleurs qualifiés et à des frais de transport élevés. Ils doivent recruter des gestionnaires et techniciens étrangers, importer des matières premières de l'étranger. Alors, selon le Département de l'Afrique, de l'Asie occidentale et l'Asie du Sud, même si l'Afrique du Sud est le pays où le secteur textile est le plus développé de la SACU, elle ne compte qu'à peine 2.000 usines, dont la production de tissus rapporte 1,76 milliard de dollars par an et celle de vêtements 191 millions de dollars, là aussi par an. Le Swaziland ne compte que 22 usines tandis que dans les pays restants, il n'y en a que quelques dizaines, dont une à deux d'envergure. C'est pourquoi la SACU apparaît comme un marché très prometteur pour les textiles vietnamiens.
Minh Hà/CVN