28/09/2020 22:09
Le 11 janvier, un premier mort du coronavirus était officiellement enregistré en Chine. Huit mois plus tard, la maladie détectée en décembre 2019 à Wuhan a causé plus d’un million de morts, avec une courbe qui repart à la hausse en Europe, au Moyen-Orient et en Asie, Inde en tête.
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Les gens portent des masques à New York le 25 septembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le Sars-CoV-2, virus responsable de la maladie COVID-19, se propage d’abord rapidement en Chine, notamment dans la ville de Wuhan. En un mois, le pays enregistre plus de mille morts, un bilan déjà plus lourd que celui du SRAS, autre syndrome respiratoire aigu qui avait sévit en Asie en 2002-2003 (774 morts recensés au total).

Le virus circule rapidement hors de Chine continentale : les Philippines enregistrent leur premier décès le 2 février, Hong Kong (Chine) deux jours plus tard, puis le Japon et la France les 13 et 14 février.

Emballement en Europe et aux Etats-Unis, avril noir

En février, la diffusion du virus s’emballe. Le 11 mars, lorsque l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) déclare que le nouveau coronavirus est une ''pandémie'', 30 pays et territoires recensent un total de 4.500 morts, dont les deux tiers en Chine, mais l’Italie (800 morts), l’Iran (300 morts) voient leur nombre de cas, et bientôt de décès, s’envoler.

Jusqu’à mi-avril, la courbe des décès progresse rapidement en Europe et aux États-Unis, pour atteindre respectivement des pics de plus de 4.000 et 2.700 décès par jour en moyenne la deuxième semaine d’avril. Aujourd’hui, les États-Unis restent le pays le plus touché en nombre total de décès, avec plus de 204.000.

Au niveau mondial, la semaine la plus meurtrière est enregistrée du 13 au 19 avril : plus de 7.400 victimes chaque jour et un total de décès qui atteint alors près de 170.000, soit le double du chiffre recensé le 31 mars.

Juin : l’Amérique latine nouvel épicentre

La zone Amérique latine et les Caraïbes deviennent à son tour l'épicentre de la pandémie en juin. À partir du 15 juillet, la région connaît un long plateau avec en moyenne 2.500 décès quotidiens recensés jusqu’au 15 août. Ce chiffre diminue ensuite lentement pour atteindre la semaine dernière plus de 2.000 décès en moyenne chaque jour.

Le Brésil est, après les États-Unis, le pays qui enregistre le plus de décès au total (plus de 141.000). Rapporté à leur population, le Pérou (975 décès par million d’habitants), la Bolivie (671), le Brésil (667), le Chili (661) et l’Équateur (639), se situent tous parmi les 10 pays les plus touchés au monde, au côté de pays européens comme la Belgique (861) ou l’Espagne (668).

Septembre : nouvelle vague ?

En Asie, où le bilan avait été de moins de 100 décès quotidiens jusqu’à mi-avril, la hausse est depuis continue. Le continent dépasse régulièrement les 1.000 morts par jour depuis le 20 juillet. Il s’approche aujourd’hui des 1.500, emmené par l'Inde. (94.500 morts au total, plus de 1.100 par jour la semaine dernière).

La courbe des cas repart en Europe, avec une hausse cette semaine de 20% en moyenne par rapport à la précédente. Les décès aussi sont en augmentation (640 par jour, +11%) renforçant la crainte d'une seconde vague.

Le nombre de morts est aussi reparti à la hausse au Moyen-Orient (autour de 330 la semaine dernière, +7% par rapport à la précédente).

L'Afrique et l’Océanie à part

Selon les statistiques officielles, l'Afrique est aujourd’hui l’un des deux continents le plus épargnés : les décès y sont en baisse depuis le mois d’août (moins de 200 par jour à la mi-septembre après un pic, à quelque 400 début août). De même que l'Océanie, où le nombre de décès quotidien n’a en moyenne jamais dépassé la vingtaine.

Au niveau mondial, la courbe est en "plateau" depuis début juin, avec entre 5.000 et 6.000 personnes officiellement emportées par la maladie chaque jour.

AFP/VNA/CVN
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