20/12/2019 10:01
Secrétaire général du Forum mondial des jeunes intellectuels vietnamiens, le Pr. associé et Dr. Trân Xuân Bach a eu un entretien avec la presse sur l’activité du forum dans la mobilisation de l’intérêt des chercheurs vis-à-vis du pays.
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Quels sont les contenus essentiels et les nouveautés de la 2e édition du Forum mondial des jeunes intellectuels vietnamiens, tenue fin novembre à Hanoï ?

Pour ce forum, nous sommes passés par trois étapes pour son organisation et l’élaboration de ses contenus. Lors de la première, nous nous sommes basés sur les orientations et les directives du Parti et de l’État, les exigences de développement, les orientations du pays à court et à long termes. Puis, nous avons consulté des experts, des scientifiques chevronnés, des dirigeants d’universités et d’instituts pour définir clairement les domaines prioritaires et les recherches ou travaux utiles pour le pays. Pour la dernière étape, nous avons effectué une enquête pour collecter les propositions et recommandations de jeunes intellectuels ayant participé au premier forum, d’associations des étudiants, de celles des experts techniques vietnamiens et étrangers.

Une fois ces trois étapes complétées, le comité d’organi-sation a proposé quatre groupes de contenus principaux et 20 sous-groupes de contenus. Ces derniers abordent des problèmes auxquels le Vietnam est confronté quotidiennement aux niveaux national et local : changement climatique, circula-tion, pollution, problématiques en urbanisme ou numérique, entre autres.

Une des nouveautés de cette 2e édition est qu’elle propose des contenus abordant les questions humaines qui conviennent au contexte du pays et que ses propositions ou recommandations sont d’une grande faisabilité pour les ministères et organes du gouvernement.

L’Écosystème de recherche interdisciplinaire du Vietnam (VIRE) a été fondé à la suite de la 1re édition du forum tenue en novembre 2018. Pourriez-vous évaluer la connexion entre ses membres après un an d’activité ?

Après un an d’activité, le VIRE a enregistré des progrès positifs. Je peux citer en exemple notamment la mise en œuvre d’une série de programmes de formation interdisciplinaire destinée à de jeunes professeurs d’université. Nous avons aussi organisé des séminaires thématiques ainsi qu’un forum économique pour les jeunes lauréats du prix Nobel au Vietnam. Ces événements ont permis aux jeunes chercheurs vietnamiens d’approcher de nouvelles orientations de recherche et des questions d’intérêt mondial.

En particulier, le VIRE constitue le noyau dans l’organisation de la 2e édition du Forum mondial des jeunes intellectuels. Cette année, l’événement a connu une augmentation considérable de participants dont la moitié d’entre eux sont Docteurs, Professeurs et Professeurs associés. Les jeunes viennent y partager leurs expériences scientifiques.

L’esprit du forum est de rassembler des jeunes scientifiques vietnamiens venus des quatre coins du pays, de valoriser l’image de chacun, non seulement leurs recherches de haut niveau mai aussi leurs capacités à surmonter les difficultés pour atteindre leurs objectifs. Et le plus important, le forum souhaite que les jeunes orientent leurs contributions vers la société vietnamienne afin de résoudre les problématiques existantes et d’actualité de leur pays natal.

Et d’après vous, dans le contexte actuel, comment faire pour que les jeunes intellectuels puissent contribuer au mieux au développement du pays ?

La question de l’environnement et la résilience au changement climatique au Vietnam figurent parmi les préoccupations des jeunes intellectuels.
Photo : Lê Hang/VNA/CVN

Tout d’abord, nous devons bien identifier leurs besoins à chaque stade de développement de leur carrière, car le processus d’études ou de recherches académiques comporte plusieurs stades différents, généralement parlant il en existe trois.

Le premier, ce sont les années qu’ils consacrent entièrement aux études, à l’acquisition d’expériences, et l’apprentissage par le biais de programmes de formation dans le pays ou à l’étranger. Le 2e stade consiste à travailler ou à faire des recherches dans différents environnements par exemple dans les laboratoires dans et hors du pays ou par le biais de programmes d’échanges d’experts à courts termes.

Au 3e stade, il s’agit d’une période dit de maturation, ils ont besoin de travailler ou d’étudier dans des conditions réelles. C’est-à-dire qu’ils ont besoin de terrains pour expérimenter ou valoriser leurs initiatives ou travaux de recherches de petite envergure puis de les développer progressivement à grande échelle.  

Ainsi, nous pouvons nous baser sur ces stades de leur carrière pour définir leurs besoins puis mobiliser les instituts de recherche, les universités et les entreprises au Vietnam afin d’en faire des destinations attractives pour ces jeunes. Je pense que si l’on applique cette stratégie, non seulement les intellectuels vietnamiens, mais aussi les étrangers, penseront davantage à notre pays à l’heure de l’intégration mondiale.

Kim Lan - Linh Thao/CVN


Écosystème de recherche interdisciplinaire du Vietnam

Le VIRE (Vietnam interdisciplinary research Ecosystem) est un réseau de recherche international et interdisciplinaire dont le but est de proposer des solutions innovantes pour traiter un large éventail de problèmes mondiaux et locaux, notamment la santé de la population, l’innovation et l’application des avancées technologiques dans les secteurs de l’agriculture et de la fabrication. Le VIRE (http://vires.trithuctrevietnam.vn) regroupe des chercheurs internationaux et des responsables de divers établissements d’enseignement et de recherche, notamment l’école de santé publique Bloomberg de l’université Johns Hopkins, l’Université nationale de Singapour, l’Université de médecine de Hanoï et l’Université nationale du Vietnam. Avec cette plate-forme, le VIRE souhaite créer un environnement qui rassemble des chercheurs et encourage l’innovation dans la recherche.


 

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