>>Les dirigeants de l'UE face à Johnson pour dynamiser les négociations
>>Le Royaume-Uni rejette officiellement l'extension de la période de transition post-Brexit
Le drapeau du Royaume-Uni devant le Parlement européen, le 31 janvier 2020 à Bruxelles. |
Leurs pourparlers débutent par une rencontre physique de cinq jours à Bruxelles, la première depuis le mois de mars. Ils se poursuivront chaque semaine, alternativement à Londres et dans la capitale belge, jusqu'à fin juillet.
L'intensification des discussions, d'un commun accord entre Londres et Bruxelles, doit permettre de leur donner "un nouvel élan", après quatre cycles de négociations troublés par le coronavirus et sans avancées majeures.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson souhaite être fixé dès juillet sur la possibilité d'un compromis. "Plus vite nous parviendrons à un accord, mieux ce sera. Il n'y a aucune raison pour que les grandes lignes d'un accord politique ne puissent pas être définies au cours de l'été", a insisté un responsable britannique.
Cette perspective ambitieuse a cependant été poliment repoussée par les Européens, pour l'instant concentrés sur leur plan de relance post-coronavirus, et qui considèrent le mois d'octobre comme le véritable "moment de vérité" du Brexit.
"C'est à ce moment-là que nous devrons être prêts à présenter un projet d'accord (...) si nous voulons qu'il soit ratifié avant la fin de l'année", a expliqué le négociateur européen, Michel Barnier, lors d'une intervention la semaine passée devant le European Policy Center (EPC).
Le Royaume-Uni, qui a quitté l'UE le 31 janvier, continue d'appliquer les règles européennes jusqu'au 31 décembre.
Si aucun accord n'est négocié d'ici là, les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s'appliqueraient aux relations commerciales entre ces partenaires. De quoi affaiblir des économies déjà frappées de plein fouet par la pandémie de coronavirus.
AFP/VNA/CVN