02/07/2022 15:38
Les États-Unis sont déterminés à atteindre leurs objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, malgré la récente décision défavorable de la Cour suprême, a affirmé vendredi 1er juillet à l'AFP John Kerry, l'émissaire de l'administration Biden pour le climat.
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John Kerry.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Nous sommes déterminés à atteindre nos objectifs. Nous pouvons les atteindre", a-t-il déclaré à propos de ces engagements officiels, au lendemain d'une décision de la très conservatrice Cour suprême américaine qui limite fortement les pouvoirs de l'État fédéral dans la lutte contre le réchauffement climatique.

"Bien sûr, cela nous aiderait si nous avions une majorité à la Cour suprême des États-Unis qui comprenait vraiment la gravité de la situation et serait plus à même d'essayer d'aider plutôt que, d'une manière ou d'une autre, mettre des bâtons dans les roues", a déclaré le haut diplomate.

Le président Joe Biden, qui est revenu dans l'accord de Paris sur le climat quitté par son prédécesseur Donald Trump, a annoncé en avril 2021 que les États-Unis réduiraient les émissions de gaz à effet de serre de 50 à 52% d'ici à 2030, par rapport à 2005.

Joe Biden a soumis ces nouveaux engagements auprès de l'ONU afin de se rapprocher des objectifs de l'accord de Paris de 2015, où John Kerry était à la manœuvre comme chef de la diplomatie pour Barack Obama.

Vendredi 1er juillet, la Chine, premier émetteur mondial, a appelé à ce que chaque pays se tienne aux engagements de l'accord de Paris.

Charbon 

Une centrale à charbon à Adamsville, le 11 avril 2021 en Alabama.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le porte-parole du secrétaire général des Nations unies avait déclaré jeudi 30 juin que la décision de la Cour suprême était un "recul" dans la lutte contre le changement climatique, "alors que nous sommes déjà très en retard dans la réalisation des objectifs de l'accord de Paris".

Jeudi 30 juin, le plus haut tribunal du pays a estimé que l'Agence fédérale pour la protection de l'environnement (EPA) ne pouvait pas édicter de règles générales pour réguler les émissions des centrales à charbon, qui produisent près de 20% de l'électricité aux États-Unis.

"Je suis convaincu -- et nos juristes regardent cela de plus près -- que cette décision laisse suffisamment de marge de manoeuvre pour faire plein de choses que nous devons faire" contre le changement climatique, a toutefois expliqué John Kerry dans un entretien à l'AFP.

"Personne, ni banque, ni prêteur privé, ne va financer de nouvelle centrale à charbon aux États-Unis", a-t-il martelé. "Le charbon est le pire combustible du monde".

Pour la suite, "je pense que le président doit réfléchir à toutes les options possibles", a-t-il ajouté, alors que certains parlementaires démocrates appellent le président à déclarer un État d'urgence climatique.

Vendredi 30 juin pourtant, l’administration Biden a ouvert la voie à de nouveaux permis d'exploitation d'hydrocarbures dans le pays.

AFP/VNA/CVN

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