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Un trader à la Bourse de New York. |
Photo : Xinhua/VNA/CVN |
Vers 07h30 GMT (09h30 heure de Paris), la Bourse de Paris reculait de 1,81%, Francfort cédait 1,71%, Milan 1,46%, Madrid 1,19%, Zurich 1,48%, Amsterdam 1,41% et Londres 1,19%.
En Asie, la Bourse de Tokyo a fortement reculé, cédant 2,77% à la clôture et Shenzhen 1,40%. Dans les derniers échanges, Hong Kong (Chine) cédait 1,69%. Ailleurs, Shanghai a seulement cédé 0,24% et Séoul 0,76%.
Dans un long discours mercredi soir, le locataire de la Maison Blanche a annoncé une salve de droits de douane. Les marchandises de l'Union européenne prendront 20% de taxes, les chinoises 34%. Les taux sont de 24% pour les importations japonaises et 31% pour la Suisse.
"Dans le cas de la Chine, des droits de douane réciproques de 34% s'ajoutent à l'augmentation de 20% des droits de douane annoncée plus tôt dans l'année", a précisé Jim Reid, économiste de Deutsche Bank.
L'offensive protectionniste de la Maison Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, prévoit aussi un droit de douane plancher supplémentaire de 10% sur toutes les importations sur le territoire américain ainsi que des majorations pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale par Donald Trump.
Les économistes de Deutsche Bank estiment que "le taux moyen des droits de douane sur les importations américaines pourrait désormais se situer entre 25 et 30%, cela correspondrait aux niveaux du tout début du XXe siècle".
À ce changement de paradigme inédit du commerce international depuis près d'un siècle, le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a conseillé mercredi 2 avril "à tous les pays de ne pas riposter". "Détendez-vous, encaissez le coup, et attendez de voir comment la situation évolue. Car si vous ripostez, il y aura une escalade", a-t-il déclaré M. Bessent.
"Nous devrons observer l'impact de ces tarifs sur les marges, la consommation, les taux et l'inflation pour juger de la profondeur de l'impact sur l'inflation et la croissance. Pour l'instant, une partie de l'incertitude demeure", commente Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique pour Lombard Odier IM.
"Les estimations historiques indiquent une hausse de l'inflation de 3% à court terme mais aussi un impact négatif de -1,5% sur la croissance mondiale dans les 18 prochains mois", écrit l'économiste dans une note.
Face à ces incertitudes, les valeurs refuge sont recherchées des investisseurs, comme l'or par exemple, qui a touché un nouveau sommet historique jeudi 3 avril, à 3.167,84 dollars l'once (31,1 grammes).
Sur le marché des changes, "le dollar américain a baissé pour atteindre son niveau le plus bas depuis l'entrée en fonction de Trump à la Maison Blanche", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank, et se retrouve au plus bas depuis octobre vers 07h30 GMT, reculant de 0,85% à 1,0986 dollar pour un euro.
Sur le marché du pétrole, le prix du baril de Brent de la mer du Nord reculait de 3,34% à 72,45 dollars et celui de son équivalent américain, le WTI, de 3,57% à 69,15 dollars.
AFP/VNA/CVN