14/07/2019 17:03
Aujourd'hui, une part croissante de l'activité humaine (Internet, communications, géolocalisation, météorologie) est issue de la conquête spatiale menée depuis les années 1960.
>>Aérospatiale: les étudiants mettent les mains dans le cambouis
>>Conditions optimales pour le développement des technologies spatiales
>>Le satellite vietnamien MicroDragon a été mis sur orbite

Des ingénieurs du Centre spatial national du Vietnam fabriquent "MicroDragon" au Japon. Photo: VNSC/CVN

L'innovation spatiale est un levier de développement très rentable, qui irrigue toute l'économie. Désireux de rattraper son retard en la matière, le Vietnam commence à y investir massivement.

Au Vietnam, les technologies spatiales sont définies comme un secteur de pointe. De fait, elles ne sont plus une notion étrangère aux Vietnamiens. En 2006, le gouvernement avait déjà approuvé une stratégie de recherches, avec la création de l'Institut des technologies spatiales, placé sous la tutelle de l'Académie des sciences et technologies du Vietnam.

Cet institut, dont plusieurs ingénieurs ont été envoyés en stage dans des pays industrialisés, est chargé de toutes les questions relatives au développement des sciences spatiales du pays. Il faut savoir que le pays s'est fixé pour objectif de lancer lui-même ses propres satellites en 2020, de maîtriser des technologies de missiles et d’appliquer davantage les technologies spatiales dans l’éducation et la santé.

Les premières avancées ont été enregistrées. Dès le début de 2019, le MicroDragon, satellite de télédétection construit par une équipe vietnamienne, a été lancé dans l’espace depuis le centre spatial d’Uchinoura, située dans la préfecture japonaise de Kagoshima.

Le coût de ce lancement est estimé à environ 50,5 millions de dollars, qui ont été fournis par l'Agence d'exploration aérospatiale japonaise (JAXA), dans l’optique d’encourager le secteur privé à participer au développement spatial.

MicroDragon a été lancé dans l’espace au Japon le 18 janvier 2019 depuis le Centre spatial Uchinoura, au Japon. Photo: Kyodo/CVN

D’un poids de 50 kg, MicroDragon a pour mission de collecter des données au service de l’aquaculture. Il observera aussi les régions maritimes pour une meilleure évaluation de la qualité de l’eau et localisera les ressources aquatiques. Auparavant, en 2013, le microsatellite PicoDragon avait été lancé vers la Station spatiale internationale (ISS).

Par ailleurs, le Centre national des satellites du Vietnam a développé 3 grands projets: l’observatoire de Hoà Lac qui a été mis en service en janvier 2019, l’observatoire de Nha Trang qui a été inauguré en septembre 2017 et le musée spatial au Parc technologique de Hoà Lac qui ouvrira ses portes très prochainement.

Récemment, le Vietnam a officiellement assumé la présidence du Comité en charge des satellites d’observation de la Terre (CEOS), une structure de coordination internationale de gestion des missions d’observation et d’étude de la Terre depuis l’espace entreprises par les agences civiles du monde entier.

Le Vietnam va réserver un budget important à cette conquête spatiale. Il s’est fixé pour objectif de maitriser totalement les technologies satellitaires d’ici 2045.

VOV/VNA/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Découvrir les secrets de fabrication des gâteaux de lune

Quang Binh, destination attrayante pour le tourisme d'aventure La province de Quang Binh (Centre) présente un grand potentiel et de nombreux avantages pour le développement du tourisme, en particulier le tourisme d'aventure et le tourisme expérientiel.