09/05/2021 08:55
Le COVID-19 a changé nos vies à jamais. À côté de fluctuations macroéconomiques et politiques, la vie sociale et culturelle a connu de nombreux changements notamment dans le comportement des Vietnamiens face aux informations, en particulier les fake news.
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Une jeune Vietnamienne consulte des informations sur le COVID-19 sur une application du ministère de la Santé.
Photo : Ngoc Trinh/CVN

Selon la définition du mot fake  news (fausses informations) par Collins Dictionary, il s’agit d’informations fausses, trompeuses et sensationnelles transmises sous forme de contenu qui semble authentique. Les agences de communication s’intéressent de plus en plus à la recherche de fausses informations parce qu’elles se répandent largement et de manière incontrôlable à la fois sur les médias grand public et sur les réseaux sociaux. Cela entraîne des conséquences imprévisibles et de profondes divisions sociales. Les chercheurs pensent que les fausses nouvelles concernant le COVID-19 se sont propagées autant que la pandémie.

Propagation de fake news

Lorsque les premiers cas de COVID-19 sont apparus au Vietnam, les escrocs ont profité des réseaux sociaux pour diffuser de nombreuses fausses informations, non sans influence sur la situation d’épidémie, la direction et la gestion du gouvernement, du ministère de la Santé et des branches dans leurs efforts de prévention et de contrôle. Selon le ministère de l’Information et de la Communication, depuis le début de cette année, un total de 614 réseaux sociaux était autorisé au Vietnam et le nombre de Vietnamiens utilisant Facebook s’élève à environ 64 millions de personnes. La peur ainsi que le manque d’informations fiables de la part de la communauté médicale sont un terreau fertile de la désinformation qui se propage à une vitesse vertigineuse sans vérification.

D’après le ministère vietnamien de la Police, jusqu’au 23 mars, il y avait près de 300.000 nouvelles et publications sur des portails électroniques, blogs et forums. Près de 600.000 nouvelles, articles et clips liés à la pandémie de COVID-19 ont été publiés sur les réseaux sociaux dont les autorités ont rapidement traité 654 cas de fausses informations qui ont donné lieu à 146 sanctions administratives.

La prise de conscience change

L’explosion de la pandémie, accompagnée de fausses informations généralisées, est à la fois un défi et une opportunité pour les chaînes d’information grand public qui ont dû se précipiter afin de regagner la confiance du public. Parallèlement au durcissement de la loi sur la cybersécurité, des campagnes et organes de presse anti-fake news peuvent être mentionnés comme le groupe "Se serrer les coudes contre les fausses nouvelles sur le COVID-19" fort de près de 5.000 membres, la mise en place de canaux officiels d’information par le ministère de la Santé par SMS, sur Facebook, à travers Zalo, etc.

Les informations plus précises fournies de manière plus rapide à l’ensemble de la population ont changé considérablement la prise de conscience et les habitudes dans la sélection et le partage des nouvelles. La quantité de fausses informations a également diminué de manière significative grâce aux efforts incessants des autorités et à la sensibilisation de la population aux effets négatifs des fake news.

Le personnel médical de la province de Bac Liêu (Sud) prélève des échantillons pour le test du COVID-19 sur des citoyens vietnamiens revenus de République de Corée, le 6 avril.
Photo : Chanh Da/VNA/CVN 

Qu’en pensent les Vietnamiens ?

De nombreux lecteurs partagent également ce même avis sur la question de la prévention des fausses nouvelles. Nguyên Xuân Dung, 60 ans, cadre de l’Association des femmes du quartier de Yên Hoà, arrondissement de Câu Giây, Hanoï, a déclaré : "Au moment où le COVID-19 faisait son apparition au Vietnam, des milliers d’informations circulaient sur les réseaux sociaux sur le nombre de cas et de décès. Je ne savais pas à quoi j’étais confrontée. Mais maintenant, j’ai pour habitude quotidienne d’attendre les informations sur les nouveaux cas et l’état du traitement fournies par le Comité national de direction pour la prévention et le contrôle du COVID-19".

Consciente du danger, la sexagénaire se veut prudente : "Je comprends que les informations venant de sources peu orthodoxes sont des fausses informations et que nous ne devons pas les partager. Cela non seulement enfreint la loi mais rend également difficile une bonne prévention et un bon contrôle  de la maladie".

Tous les Vietnamiens parlent du COVID-19, comme partout dans le monde, mais la façon de parler et de voir l’épidémie est très différente. Au lieu d’être dans la crainte, les Vietnamiens placent une confiance absolue dans les mesures anti-épidémiques de l’État et se tiennent la main pour repousser la pandémie. Le COVID-19 est fondamentalement sous contrôle, mais le chemin à parcourir est encore long et ardu. Chaque citoyen vietnamien doit comprendre que la lutte contre les fausses informations est aussi un moyen efficace de prévenir la pandémie.

Si vous souhaitez publier des informations sur les réseaux sociaux, vous devez choisir des informations officielles et vérifier leur origine sur les sites web officiels du gouvernement et du ministère de la Santé.

Ngoc Trinh/CVN
(Prix de l'UNESCO Hanoï du Concours "Jeunes Reporters Francophones 2020")
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