25/09/2021 12:45
Vu de l'étranger, le Français est souvent représenté avec, sous le bras, son journal, sa baguette de pain et son béret sur la tête. Symbole emblématique de la culture française, le béret est le couvre-chef national par excellence.
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On pense souvent à tort que le béret est Basque, alors qu'en réalité il vient du Béarn. Région limitrophe du Pays basque je vous l'accorde, situées toutes deux dans le Sud-Ouest de la France. H serait né au sud de la ville de Pau au XVe siècle, dans la vallée d'Ossau. Il était l'apanage du berger béarnais, couvre-chef protecteur contre le froid et la pluie. H a été la coiffure des guides de haute montagne des Pyrénées. À partir du XXe siècle la couleur la plus courante pour le béret civil est le noir. Il prend la couleur rouge à l'occasion des festivités dans le Pays basque Français et Espagnol. Il est devenu progressivement coiffure militaire avec des couleurs et insignes variés selon l'arme qu'il représente.

Son appellation "Béret Basque" remonterait au Second Empire suite aux villégiatures de Napoléon ni et de l'impératrice Eugénie dans la région, et la mode touristique qui en suivit.

C'est en 1840 que la plus ancienne fabrique de bérets encore en activité fût fondée par Lucien Laulhère à Oloron-Sainte Marie.

À l'inverse de cette vénérable entreprise, il en existe une plus artisanale : la manufacture de bérets d'Orthez.

C’est le plus petit atelier de fabrication de bérets de France. Ils sont fabriqués un par un dans la plus authentique tradition comme le faisaient eux-mêmes autrefois les bergers avec du fil pure de laine de mouton mérinos.

C’est dans celui-ci que je suis allé à la découverte de Sara Goupy, unique artisane de la manufacture de béret d'Orthez. Cette Béarnaise d'adoption fait partie des trois fabricants de bérets restants en France. Confectionnant seule à la main ses bérets de A à Z, reprenant l'atelier d'un artisan qui lui a transmis son savoir-faire et refusant de voir disparaître un artisanat ancestral, elle s'est lancé un défi qui à raison de 3.000 bérets par an dont 20% à l'étranger semble lui donner raison.

Et, toujours avec le soucis de la transmission, elle attend dans les j ours à venir l'arrivée d'une jeune femme pour lui enseigner l'art de la fabrication de ce couvre-chef si particulier et en assurer sa pérennité.

Texte et photos : Daniel Ambrogi/CVN

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