22/05/2019 16:12
En marge des travaux de la 72e Assemblée mondiale de la santé (AMS) qui se tient cette semaine à Genève, les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) ont confirmé la complexité de la situation et surtout l'insécurité qui mine le combat contre Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri.
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Le nombre des cas d'Ebola risque d'augmenter rapidement en RDC. 
Photo: AFP/VNA/CVN

Au cours d'une réunion tenue mardi 21 mai du Comité A de l'AMS, Kinshasa et les responsables de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont reconnu que le défi sécuritaire complique la lutte contre la propagation du virus d'Ebola.

"Ce qui retarde l'élimination de cette épidémie, c'est en fait les problèmes liés à l'environnement sécuritaire et à la violence, mais aussi les problèmes internes liés à la riposte", a déclaré Dr.Oly Ilunga, ministre de la Santé de la RDC.

Selon le directeur général de l'OMS, la flambée est toujours en cours, non pas qu'ils n'ont pas les outils ou les compétences nécessaires. Mais "l'épidémie se poursuit parce que nous n'arrivons pas à voir régulièrement l'accès aux communautés dans lesquelles il faut finir ce travail", a insisté Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Depuis le début de l'épidémie d'Ebola, qui sévit depuis neuf mois en RDC, le cumul des cas est de 1.826 cas (1.738 confirmés et 88 probables) et 1.218 décès dont 1.130 confirmés et 88 probables. Même si on est encore loin des 11.000 morts provoqués par une épidémie similaire qui a ravagé le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée entre 2014 et 2016, l'évolution de la maladie inquiète. Malgré les difficultés dans ce combat contre Ebola, Dr. Ilunga a admis que la riposte a tout de même réalisé "de nombreux succès".

En neuf mois, l'épidémie a été contenue dans deux provinces. "Il n'y a pas eu d'extension vers d'autres provinces de la RDC malgré la grande mobilité de la population", a assuré le ministre. Toutefois pour le chef de l'OMS, la solution passe aussi par l'amélioration de la détection des cas, l'utilisation du temps nécessaire pour isoler les patients.

"Parce qu'il a commencé à un endroit à Manguina, mais tous les mois on doit réajuster la riposte parce qu'il y a souvent plusieurs points chauds", a-t-il fait remarquer, comme pour insister sur le travail d'anticipation dans ce genre de combat.

"Nous devons redoubler la vaccination, interrompre la transmission dans les établissements de santé et intégrer tous les aspects de la riposte de santé publique en s'orientant davantage sur la communauté", a ajouté Dr.Tedros. "Mais cela requiert un climat propice, c'est-à-dire un climat pacifique pour installer la confiance", a conclu le chef de l'OMS. 

Xinhua/VNA/CVN

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