04/12/2021 15:35
Le Fonds monétaire international (FMI) envisage de réviser en baisse ses prévisions de croissance mondiale en raison du nouveau variant Omicron qui se répand dans le monde, a indiqué vendredi 3 décembre la directrice générale de l'institution.
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>>Le variant Omicron, nouvelle menace pour la reprise économique mondiale

La directrice générale du Fonds monétaire international Kristalina Georgieva le 18 mai à Paris. Photo : AFP/VNA/CVN

"Un nouveau variant qui pourrait se propager très rapidement peut ébranler la confiance et, en ce sens, nous assisterons probablement à des révisions à la baisse de nos projections d'octobre pour la croissance mondiale", a déclaré Kristalina Georgieva lors d'une conférence Reuters Next.

En octobre, le FMI avait déjà révisé en baisse ses prévisions de croissance du produit intérieur brut mondial à 5,9% cette année contre 6% en juillet, en raison des problèmes de logistique et à cause d'une vaccination inégale.

Pour 2022, le FMI tablait alors sur une croissance mondiale inchangée à 4,9%.

Depuis octobre, le FMI a déjà laissé entendre que la croissance pourrait être moins soutenue que prévu alors que les goulets d'étranglement sur les chaînes d'approvisionnement ne sont pas résorbés, provoquant une poussée inflationniste dans le monde.

"Avant même l'arrivée de ce nouveau variant, nous craignions que la reprise, bien qu'elle se poursuive, perde quelque peu de son élan", a ainsi reconnu vendredi 3 décembre Mme Georgieva.

Elle a en outre souligné que la croissance des deux premières économies du monde, les États-Unis et la Chine, moteurs de la reprise mondiale, avait déjà été freinée par le variant Delta qui s'est répandu à la fin de l'été et l'automne.

Le FMI publie généralement des révisions de ses prévisions d'octobre au mois de janvier.

De nouvelles restrictions
aux voyages


L'Omicron, une version à forte mutation du coronavirus, a été signalé pour la première fois en Afrique du Sud le 24 novembre et est désormais présent dans plusieurs dizaines de pays.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) n'a pour l'heure pas d'information sur un éventuel décès lié au nouveau variant Omicron, a indiqué un porte-parole de l'organisation à Genève. Mais par précaution, de nombreux pays ont d'ores et déjà mis en place de nouvelles restrictions aux voyages. Et avec une dégradation de la confiance des consommateurs attendue, de nombreux économistes s'attendent à ce que la reprise économique ralentisse.

L'OCDE a, elle-même, exhorté cette semaine les États à accélérer le rythme dans la distribution des doses afin d'enrayer la pandémie.

Selon les statistiques de l'ONU, environ 65% des habitants des pays les plus développés ont reçu au moins une dose d'un vaccin contre le COVID-19, contre seulement 7% dans les pays les moins développés. L'économiste en chef du FMI, Gita Gopinath le martèle depuis des mois : "la pandémie n'est terminée nulle part, tant qu'elle n'est pas achevée partout".
AFP/VNA/CVN

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