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Des guerriers masaï posent dans la réserve kenyane d'Ol Peteja le 18 juin 2017 avec Sudan, le dernier rhinocéros blanc du Nord mâle, qui vient de mourir au Kenya. |
Nommé Sudan, le rhinocéros souffrait depuis longtemps de complications de santé liées à son âge et après une sérieuse détérioration de sa santé, "l'équipe vétérinaire a pris la décision de l'euthanasier", selon un communiqué publié par la réserve Ol Pejeta du Kenya où il vivait.
"Son état de santé s'est significativement détérioré ces dernières 24 heures ; il n'était plus capable de tenir debout et souffrait beaucoup", a précisé l'équipe d'Ol Pejeta, une réserve de 350 km² située à quelque 200 km au nord de Nairobi.
Le décès de Sudan est synonyme de l'extinction de sa sous-espèce. À moins que les scientifiques qui ont prélevé son matériel génétique parviennent à développer des techniques de fécondation in vitro afin de concevoir des "bébés rhinocéros éprouvettes" qui seraient implantés dans une mère porteuse d'une autre sous-espèce.
Le rhinocéros blanc du Nord doit en premier lieu son extinction au braconnage, en raison notamment des prétendues vertus médicinales.
L'espèce a été d'autant plus décimée par le braconnage dans les années 70 et 80 que ses territoires traditionnels - Centrafrique, Tchad, République démocratique du Congo, actuel Soudan du Sud - étaient en proie aux conflits, et donc largement des zones de non-droit propices aux activités criminelles.
La dernière population sauvage de la sous-espèce comprenait entre 20 et 30 individus en RDC et elle a disparu dans les combats à la fin des années 90 et au début des années 2000. En 2008, le rhinocéros blanc du Nord était déjà considéré comme éteint à l'état sauvage.