03/02/2022 16:13
Le curling a lancé mercredi 3 février les compétitions sportives aux Jeux olympiques de Pékin (4-20 février), deux jours avant la cérémonie d'ouverture et après des semaines marquées par les inquiétudes concernant le COVID-19.
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L'Américaine Victoria Persinger, lors du tour préliminaire du tournoi de double mixte de curling aux Jeux olympiques de Pékin, le 2 février.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'histoire retiendra que les États-Unis ont été les premiers vainqueurs de cette quinzaine olympique en dominant l'Australie (6-5) lors du tour préliminaire du tournoi de double mixte.

Et contrairement aux JO de Tokyo à huis clos l'été dernier, un public - certes clairsemé - a pu assister aux rencontres. Les spectateurs, des invités parmi la population résidente puisque la Chine a décidé d'inviter du public après avoir interdit les voyageurs étrangers et refusé de vendre des billets, ont même pu s'enflammer pour la victoire de la Chine, face à la Suisse (7-6).

Plus tôt dans la journée, la flamme olympique avait fait son entrée dans la capitale chinoise, première ville de l'histoire à accueillir les JO d'été (2008) et d'hiver.

Sous une température de -5 degrés, le vice-Premier ministre chinois Han Zheng a allumé la longue torche rouge et argent avant de la passer aux premiers relayeurs. Parmi eux figuraient l'ex-basketteur de NBA, Yao Ming, ou l'astronaute Jing Haipeng.

Le curling a donc lancé la quinzaine sportive, à l'issue de laquelle 109 titres olympiques seront décernés dans 15 disciplines regroupant près de 3.000 sportifs.

Les épreuves sont organisées autour de trois zones distinctes. À Pékin, auront lieu les sports de glace et le big air, organisé sur une impressionnante plateforme de 60 m de haut sur les ruines d'une ancienne aciérie.

La station de Zhangjiakou, à 180 km au nord-ouest de Pékin, reçoit les épreuves nordiques, le biathlon, le snowboard et le ski freestyle, à l'exception du big air, et enfin la ville de Yanqing, à 75 km au nord-ouest de Pékin, est le théâtre des épreuves de ski alpin et de luge, skeleton et bobsleigh.

Premier titre le 5 février

Les temps forts seront comme à chaque fois le ski alpin et notamment la consécration du roi et de la reine de la vitesse, avec la descente hommes dès dimanche 6 février et la descente femmes le jeudi 15, le patinage artistique, avec les danseurs Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron et le Japonais Yuzuru Hanyu qui vise un rarissime triplé.

Les épreuves de ski freestyle et de snowboard s'annoncent très spectaculaires, avec la présence de la légende Shaun White, 35 ans, qui compte déjà à son palmarès trois titres olympiques en half-pipe.

Perrine Laffont (bosses), Tess Ledeux (slopestyle et big air) et le skicross sont les atouts tricolores.

Le curling a lancé le 2 février les compétitions sportives aux Jeux olympiques de Pékin (4-20 février). 
Photo : Reuters/VNA/CVN

Le clan français comptera aussi sur le biathlon, attendu comme l'un des principaux pourvoyeurs de médailles, avec Quentin-Fillon-Maillet et Emilien Jacquelin qui dominent la saison de Coupe du monde, ou encore Julia Simon et Justine Braisaz-Bouchet toujours capables de podiums.

Jeudi 3 février, le hockey sur glace et le ski de bosses débuteront à leur tour, avec notamment les premiers sauts de Perrine Laffont, championne olympique 2018 et à nouveau favorite cette année.

Plus encore que d'habitude, les polémiques n'ont pas manqué avant ce rendez-vous de Pékin, dont la première médaille sera distribuée samedi 5 février avec le skiathlon femmes.


Stratégie zéro COVID

La France sera normalement représentée par la ministre des Sports Roxana Maracineanu, du 11 au 15 février, alors que Tony Estanguet, le patron de Paris-2024, a été contraint de renoncer au voyage, positif au COVID.

Par crainte de la transmission du virus dans la population, alors que les autorités chinoises prônent la stratégie zéro COVID, les organisateurs ont mis en place des bulles sanitaires très strictes et hermétiques.

Hôtels et sites barricadés, tests anti-COVID quotidiens pour les quelque 60.000 personnes vivant dans la bulle, port du masque obligatoire, utilisation de robots pour servir café, boissons et repas dans certains lieux de restauration sont les signes de la crainte locale.

Enfin, il y a la question environnementale. L'absence récurrente de neige sur les montagnes de Zhangjiakou et de Yanqing est compensée par des tonnes de neige artificielle déposée sur les pistes dessinées au milieu de paysages vierges de toutes traces blanches.

Mais les sportifs préfèrent eux se concentrer sur l'aspect sportif. "Je suis sur le site pour la compétition. Il fallait se poser la question avant, au moment de l'attribution des Jeux", a indiqué Alexis Pinturault, l'une des grandes chances de médailles françaises en ski alpin.

"Sinon ils ont fait du bon travail, on est très bien accueillis et tout est magnifique", a-t-il assuré.

AFP/VNA/CVN

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