Carburants : "Pas de pénurie" en France, assure le gouvernement

La France ne souffre "pas de pénurie de carburant" malgré la tension au Moyen-Orient, a assuré jeudi 2 avril la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.

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Photo : AFP/VNA/CVN

"Oui il y a une crise énergétique liée à la guerre et aux tensions internationales. Mais non, il n’y a pas de pénurie de carburant en France," écrit sur X Maud Bregeon, également ministre chargée de l'Énergie, en réponse à une publication de la cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen, fustigeant la stratégie du gouvernement.

La ministre a expliqué que les approvisionnements en carburant de la France "se font avant tout via l’Atlantique (États-Unis, Afrique, Brésil…), pas par le détroit d’Ormuz", point névralgique de la crise énergétique mondiale.

Refusant de "parler de problème de volume", Mme Bregeon a évoqué "des tensions logistiques ponctuelles dans certaines stations, notamment les moins chères, liées à des pics de demande locaux".

Selon les données publiques analysées par l'AFP mercredi 1er avril, quelque 10% des plus de 9.500 stations de service en France sont en rupture d'au moins un des principaux carburants.

"Quelle réponse du gouvernement ce (jeudi) matin ? Rien, absolument rien sinon la baguette magique de la +fée électricité+", a ironisé Mme Le Pen.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait suggéré en amont d'une réunion avec ses ministres mercredi 1er avril d'utiliser les recettes fiscales supplémentaires générées par la hausse des prix des carburants pour décarboner l'économie.

L'initiative est dénoncée par la droite et l'extrême droite, tandis que de nombreux économistes et experts affirment que l'idée même d'un surplus de taxe lié à la hausse des prix du carburant est un mirage.

"Le ralentissement de l'économie" engendré par la hausse des prix du carburant "induit une diminution des bases fiscales et donc des recettes fiscales", relève ainsi, dans une note publiée mardi 31 mars, Xavier Timbeau, directeur de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Par ailleurs, "la hausse du prix du baril de pétrole accroît l'inflation et déclenche les indexations", explique l'économiste, ce qui augmente mécaniquement les dépenses de l'État.

AFP/VNA/CVN

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