11/10/2021 09:39
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche 10 octobre devant l'Hôtel de ville de Paris pour dénoncer "l'urbanisation massive" de l'Île-de-France, conclusion de plusieurs "marches des terres" parties la veille des quatre coins de la région.

Manifestation contre "l'urbanisation massive" de l'Île-de-France, le 10 octobre devant l'hôtel de ville de Paris. Photo : AFP/VNA/CVN

"Sauvons Grignon du béton", "Plateau fertile, Saclay en péril"... les manifestants ont dénon cé la pression immobilière et les projets d'aménagement comme le Grand Paris Express qui grignotent des parcelles fertiles autour de la capitale, à leurs yeux indispensables à la biodiversité et la lutte contre le changement climatique.

"L'idée, c'est de faire prendre conscience aux gens qu'il y a des terres à préserver pour l'écologie de l'Île-de-France", a expliqué Claire Bertrand, agricultrice bio en Seine-et-Marne, "ces terres servent à nourrir la population de Paris." "On a envie de préserver ce qu'on a, de pas avoir de béton" pour "le stockage du carbone, la diversité des espèces cultivées, le refuge des animaux...", a-t-elle poursuivi.

Au côté des nombreux collectifs organisateurs, quelques élus étaient présents, dont la députée LFI Mathilde Panot ou l'élue régionale écologiste Ghislaine Senée. Cette dernière a déploré les "vœux pieux" de la majorité menée par Valérie Pécresse, qui souhaite instaurer la règle du "zéro artificialisation nette", et appelé à davantage utiliser les logements vacants et friches pour répondre à la pression immobilière.

Samedi 9 octobre, les manifestants s'étaient élancés de quatre points de contestation - Triangle de Gonesse (Val-d'Oise), Val Bréon (Seine-et-Marne), plateau de Saclay (Essonne) et Thoiry (Yvelines) - pour rallier la capitale. Les marches parties de Gonesse et du Val Bréon se sont rejointes samedi 9 octobre aux jardins d'Aubervilliers, menacés par un projet dédié aux Jeux olympiques de 2024 à Paris.

"On veut garder nos terres nourricières", a expliqué samedi 9 octobre Catherine Caltaux, une des cyclistes venues du Val Bréon. "Ce sont des projets qui n'ont aucun sens," a renchéri Sarah Poisson, qui a grandi dans cette région agricole et regretté ces "villes déshéritées" marquées par des "étendues d’énormes entrepôts". Ces dernières années, environ 1.500 hectares de terres agricoles sont transformées chaque année en espaces urbains, estime la chambre d'agriculture d'Île-de-France.

AFP/VNA/CVN



 
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