30/10/2016 14:34
Une classe spéciale, organisée par le Centre des activités sociales de la ville de Dà Nang, accueille huit enfants autistes et trisomiques. Les leçons au quotidien les aident à devenir plus autonomes et à vivre enfin comme les autres jeunes.
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Atelier consacré à l’éveil et au chant dans la classe «Hoa Xuong Rông».
Photo : DN/CVN

Chaque samedi matin depuis le début de l’année, Nguyên Thi Hiêp, domiciliée dans l’arrondissement de Hai Châu dans la ville de Dà Nang (Centre), amène son fils à une classe d’un genre particulier, appelée «Hoa Xuong Rông» (Fleurs de cactus). Son fils Bao, âgé de 18 ans et atteint de trisomie 21, avait suivit depuis 10 ans des cours dans une autre classe réservée aux handicapés, mais il lui était encore très difficile de communiquer. Mais depuis son entrée dans le nouvel établissement, le jeune homme a réalisé des progrès importants, jours après jours.

«Bao a beaucoup changé depuis qu’il est entré dans cette classe. Au début, il était très timide, mais maintenant il est devenu plus bavard bien qu’il ne puisse pas prononcer clairement. Je suis heureuse qu’il se montre plus loquace», confie sa mère Mme Hiêp.

«J’ai été très émue quand il m’a demandé, pour la première fois de sa vie, de m’aider à nettoyer la maison, ajoute-t-elle. Maintenant, chaque matin, il peut se brosser les dents, se laver le visage, et faire des exercices physiques.  Jamais je n’aurai pensé que mon fils puisse faire ces choses de lui-même».

La classe «Hoa Xuong Rông» a été fondée en septembre 2015 et reste réservée aux enfants autistes et trisomiques. Ils y apprennent à communiquer, peindre, faire de la broderie, jouer de la musique, ou encore à confectionner des fleurs de papier et des cartes postales. D’ailleurs, les visiteurs ont de la peine à croire que les objets, si colorés, puissent avoir été faits par des enfants handicapés. Pendant l’après-midi, les enseignants leur demandent d’aller au marché ou de préparer le déjeuner.

Comme des deuxièmes mères

Les élèves de la classe «Hoa Xuong Rông» préparent le déjeuner.
Photo : DN/CVN

Les quatre femmes travaillant au Centre sont non seulement des enseignantes mais également des quasi «deuxièmes» mères pour ces enfants, ces derniers n’hésitant pas à les appeler «maman».

Truong Trân Nhu Ngoc, une des enseignantes, revient sur les expériences parfois difficiles, surtout lors des premiers contacts. «Une fois, quand toute la classe préparait le déjeuner, Bao Ngân, une ado de 13 ans, jouait toute seule dans la classe. Soudainement, elle est entrée en pleine crise et a crié qu’elle n’avait pas encore pris ses médicaments», raconte-t-elle.

«À ce moment-là, j’étais très inquiète et je me suis mise à chercher ses médicaments. Mais soudainement, une de mes collègues l’a prise avec elle pour se promener, et elle a cessé tout de suite de pleurer. Ma collègue m’a expliqué par la suite que Bao Ngân n’avait pas besoin de médicaments, mais qu’elle cherchait plutôt à attirer l’attention», explique-t-elle.

Pour Xinh, une autre enseignante, «pour chaque enfant, en fonction de son handicap et son âge, les enseignantes doivent chercher les méthodes pédagogiques adaptées». Selon elle, les enseignantes se montrent disponibles à répondre aux questions et partager des conseils notamment aux adolescents sur des sujets personnels et sentimentaux, et ceux liés à l’éducation sexuelle. «Chaque jour, nous réservons un certain temps à écouter les confidences des élèves, âgés de 16 à 17 ans. En plus de les conseiller sur l’amitié et l’amour, nous les aidons aussi en ce qui concerne les relations sur les réseaux sociaux», partage-t-elle. Le Centre des activités sociales de la ville de Dà Nang invite régulièrement des experts à donner des conseils aux parents pour qu’ils puissent mieux comprendre leurs enfants.

«Lors des premiers jours après l’ouverture de cette classe, il était difficile même pour nous de nous imaginer que les enfants réaliseraient des progrès aussi rapidement. Mais avec du temps, nous avons pu montrer tous ensemble de quoi ils étaient capables», fait savoir Truong Thi Nhu Hoa, directrice du centre.

«Dans l’avenir, nous souhaitons accueillir plus d’élèves handicapés pour les aider à s’intégrer à la société. En effet, les enfants handicapés peuvent vivre indépendamment s’ils reçoivent l’aide appropriée», conclut-elle.

Huong Linh/CVN
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