17/05/2017 13:27
Le Conseil de sécurité de l’ONU a débattu mardi 16 mai à huis clos de sanctions renforcées contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et ses programmes nucléaire et balistique interdits, après un nouveau tir de missile le week-end dernier.
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L'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley et ses homologues japonais Koro Bessho (gauche) et sud-coréen Tae-yul Cho, avant une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, le 16 mai à New York.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les États-Unis et la Chine sont en train de préparer une nouvelle résolution pour d'éventuelles mesures punitives supplémentaires contre Pyongyang, a annoncé devant la presse l'ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, en lançant un appel à la mobilisation internationale.

"Nous devons tous envoyer un signal à la Corée du Nord : +Assez. On ne joue pas. C'est grave+", a martelé Mme Haley, prévenant les pays qui n'appliqueraient pas les sanctions prises depuis une décennie qu'ils s'exposeront à des représailles de Washington.

Avant de s'enfermer dans la salle du Conseil de sécurité, Nikki Haley a indiqué que son pays et Pékin préparaient un nouveau projet de résolution de sanctions. "C'est ce sur quoi nous travaillons actuellement. Nous ne l'avons pas encore", a-t-elle expliqué.

De fait, à la fin de la réunion du Conseil, aucun projet de résolution de sanctions n'a circulé et, selon des diplomates, la Chine a préféré renouveler son appel au dialogue pour faire baisser les tensions sur la péninsule coréenne.

D'après l'ambassadeur de l'Uruguay, Elbio Rosselli, qui préside ce mois-ci le Conseil, "des sanctions sont clairement" envisagées, mais la diplomatie avec Pyongyang doit aussi être privilégiée.

Parler avec Pyongyang

L'Américaine Haley en est convenue et a réaffirmé que son gouvernement était prêt à "parler" avec Pyongyang, mais à condition d'un "arrêt total du processus nucléaire et de tout essai" de missiles.

Les États-Unis se sont toujours déclarés ouverts à une reprise du dialogue avec la RPD de Corée, mais à la condition que ce pays mette un terme à ses programmes nucléaire et balistique.

Pour l'instant, Washington mise sur des sanctions renforcées. "Nous allons continuer à voir où cela nous mène", a affirmé la représentante à l'ONU du président Donald Trump, lequel avait menacé de s'occuper seul du problème nord-coréen, au besoin par la force. Avant de mettre de l'eau dans son vin et de se dire même "honoré" à l'idée de rencontrer le dirigeant Kim Jong-Un.

D'après des experts, Pyongyang accélère ses efforts pour mettre au point un missile balistique intercontinental (ICBM) capable d'acheminer une tête nucléaire visant le territoire américain.

AFP/VNA/CVN
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