16/04/2021 09:05
En 2019, la jeune handicapée Vu Thi Quyên, en coopération avec des amis en situation similaire a créé la compagnie We-Edit Vietnam, dont 30% du personnel sont des personnes défavorisées.
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La jeune fille de la génération 9X, Vu Thi Quyên. Photo : Yên Châu/CVN

We-Edit Vietnam est une compagnie spécialisée dans la fourniture de solutions graphiques immobilières aux sociétés immobilières étrangères. À l’heure actuelle, elle compte 60 employés, dont 30% sont des personnes défavorisées. La plupart souffrent de malformations des jambes et des bras ou sont malentendants.

Vu Thi Quyên, directrice générale de We-Edit Vietnam, et ses confrères sont toujours soucieux de chercher des positions et travaux convenant à chaque sorte de handicap.

D’après elle, des personnes souffrant de malformation d’un bras peuvent travailler avec une souris sur la table et un clavier au-dessous de la table. En outre, les malentendants peuvent s’engager dans un travail simple qui n’a pas besoin beaucoup d’enseignements.

Cette année, cette trentenaire envisage de créer un nouveau poste destiné aux personnes touchées par la maladie de parkinson. "Ils pourraient travailler avec les yeux", indique-t-elle.

"Mes objectifs sont d’offrir au grand nombre de personnes souffrant des malformations l’opportunité d’avoir accès à un emploi convenable et adapté", partage Vu Thi Quyên.

Efforts sans relâche et vœux exaucés

Atteinte de la maladie congénitale "des os de verre", la jeune fille née dans les années 1990 fait face à de nombreuses difficultés dans ses déplacements, mais cela ne l’a pas empêché de terminer ses 12 années de scolarité. En raison de sa santé fragile, la jeune fille n'a pas pu continuer à suivre des études universitaires. Elle a alors commencé à chercher un emploi, non sans peine.

Vu Thi Quyên à la compagnie We-Edit Vietnam. Photo : Yên Châu/CVN

"La plupart des compagnies et organismes exigent des candidats qu’ils aient des diplômes et de l’expérience. Je me suis arrêtée à mes études secondaires, de plus, je suis handicapée, donc ça a été très difficile de trouver un emploi. J’ai été très longtemps coincée et n’arrivait pas à me projeter dans l’avenir ?", confie-t-elle.

"J’ai ensuite suivi un cours de formation en technologie d’information dans un centre de formation professionnelle à l’intention des personnes défavorisées et je suis devenue vendeuse de billet d’avion. Avec efforts et persévérance, je suis par la suite devenue gestionnaire de plusieurs agences de vente de billet d’avion", informe fièrement Vu Thi Quyên.

Dotée de bonnes compétences en anglais, cette jeune fille de la génération 9X a par la suite postulé aux soins des cliens dans une entreprise étrangère. Elle s’est essuyé un refus dès la première interview. Et puis, Vu Thi Quyên a reçu, environ deux mois plus tard, un coup de téléphone de cette même compagnie qui souhaitait embaucher la jeune femme à un autre poste avec un salaire de départ de 3 millions de dôngs. Quyên accepte malgré tout et après seulement huit mois d'efforts, elle atteint enfin la position tant convoitée.

La compagnie We-Edit Vietnam a été fondée peu après. "Je souhaite créer des emplois en faveur des personnes défavorisées. Offrir un emploi à une personne c’est un chômeur en moins pour la société !" se réjouit Vu Thi Quyên.

Câm Sa/CVN
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