04/11/2018 18:27
Âgée de 27 ans, Carty Placek est fière de son surnom de "maman chérie" donné par les petits pensionnaires d’un centre humanitaire à Ba Vi, dans la banlieue de Hanoï, où elle travaille comme volontaire depuis cinq ans.
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Un repas au Centre de soins aux personnes âgées et enfants handicapés de Thuy An. Photo: DS/CVN    

Au Centre de soins aux personnes âgées et enfants handicapés de Thuy An (une commune du district de Ba Vi, dans la banlieue de Hanoï), tout le monde s’est habitué à la présence permanente d’une jeune Américaine, Carty Placek, "maman chérie" comme l’appellent avec affection  les petits pensionnaires. Âgée de 27 ans, elle est depuis cinq ans volontaire de l’Organisation Helping hands Vietnam, de la Fondation Lotus Rouge, qui se spécialise dans l’aide aux populations défavorisées du Nord du Vietnam.

La journée de travail de Carty dure de 06h00 du matin à 18h00 du soir. Mais ces derniers temps, elle reste au Centre plus tard, parfois toute la nuit, au chevet de la petite Mit gravement malade. Frappée de trisomie 21, la fillette de 7 ans souffre de mouvements incontrôlés. Et seule "maman Carty", parmi les infirmières du Centre, est capable de la calmer.

"Heureusement, Mit n’a plus de fièvre de cheval". Carty pousse un soupir de soulagement après  avoir pris sa température. Quand la petite dort à poings fermés, elle glisse vers le lit de Vân qui l’accueille avec un sourire. Victime d’une paralysie encéphalique congénitale, la fillette n’est capable ni de bouger ni de parler. Vân elle aussi aime Carty qui lui masse les bras et les jambes, ou l’amène dans ses bras dans la cour à la rencontre de ses camarades d’infortune. 

Une mission sacrée

Carty Placek porte un enfant handicapé dans ses bras au Centre de soins aux personnes âgées et enfants handicapés de Thuy An. Photo: DS/CVN
Volontaire d’une organisation humanitaire, Carty travaille dans le Centre humanitaire de Thuy An depuis cinq ans, sans rémunération. Très dévouée, elle baigne les enfants, leur donne à manger et à boire,  changent leurs couches, lave leurs vêtements… N’importe quelle tâche, elle l’exécute avec conscience et de tout cœur. De plus, quand le budget mensuel du Centre touche à sa fin avant terme, Carty achète de sa bourse des produits de base comme savon, champoings, couches, vêtements, jouets… 

Pour subvenir à ses besoins matériels, Carty enseigne l’anglais pour un centre de langues. Tous les week-ends, à califourchon sur sa vieille moto, elle se rend dans la commune de Phuc Tho, distante de 40 km du centre, pour y donner ses cours. Chaque année, elle rentre deux mois aux États-Unis. En plus des visites à sa famille et à ses amis, elle travaille pour "renflouer les caisses", avant de revenir au Vietnam poursuivre sa mission qui lui tient tant à cœur.

"Il fut un temps où ma mission au Vietnam n’était pas soutenue par ma mère, qui désirait pour moi une vie stable aux États-Unis, un mariage, des enfants...", confie Carty, avouant qu’elle a un petit ami aux États-Unis. "Mais, sa visite l’année passée au Vietnam l’a fait changer d’avis. Très émue devant  la vie difficile des enfants, elle a été d’accord pour me laisser +aider les petits innocents+, selon ses termes".  

"Je rentre au bercail"

Un jour, Carty tombe malade et ne peux se rendre au Centre. Après une journée d’absence, la petite Mit se jette littéralement dans ses bras. "Mit est une fillette intelligente. Je pense qu’elle pourrait être guérie si elle bénéficiait de meilleures conditions de traitement. Je voudrais l’adopter et l’amener aux États-Unis pour qu’elle suive des traitements médicaux de haute qualité", avoue la jeune Américaine, ajoutant qu’elle a engagé des procédures administratives en ce sens. 

Pour conclure l’histoire de la jeune "maman américaine" des petits handicapés, le directeur du Centre de Thuy An, Dô Duc Hông, a confié ce que Carty avait écrit en avril dernier sur sa page Facebook, avant d’embarquer dans l’avion qui devait la ramenait au Vietnam, après ses congés dans son pays natal: "Allez, je rentre au bercail".
 Nghia Dàn/CVN
 

 
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