19/01/2019 16:40
Depuis trois ans, Nguyên Dang Khanh, ancien entraîneur de l’équipe nationale de taekwondo, propose des cours au Palais omnisports de Phu Tho. Une initiative mêlant passion commune pour la discipline et esprit de solidarité.
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Nguyên Dang Khanh guide la doctoresse Song Hà dans la pratique du sac de frappe.
Photo: Nguyên Khôi/CVN
Chaque lundi, mardi, mercredi et jeudi après-midi, Nguyên Dang Khanh se rend au Palais omnisports de Phu Tho, dans le 11e arrondissement de Hô Chi Minh-Ville, pour  donner un cours de taekwondo à des personnes ayant un emploi du temps très chargé. Il a commencé en 2016, en invitant quelques-uns de ses amis à venir pratiquer après le travail. Depuis, sa classe a attiré l’attention des Saïgonnais, et les effectifs ont plus que doublé.

L’entraîneur a déclaré que l’objectif initial de sa classe était d’aider ceux qui partagent sa passion des arts martiaux à rester en forme en venant s’entraîner après le travail. Les membres du club sont très variés: jeunes, personnes âgées, débutants, expérimentés… En conséquence, il doit planifier des leçons flexibles qui répondent aux besoins de chacun.

Soulagement du stress

"Le problème est que cela doit s’appliquer à tout le monde (…). Je suis heureux de voir que mes leçons fonctionnent très bien pour tout le monde, en particulier les aînés qui voient beaucoup d’améliorations corporelles", a-t-il déclaré.

Le docteur Trân Chi Tiên (1er à gauche) s'envestit avec ferveur dans l'entraînement.
Photo: Nguyên Khôi/CVN

Après une longue journée de travail, le docteur Trân Chi Tiên, directeur du département de chirurgie de l’Hôpital d’oncologie de Hô Chi Minh-Ville, suit la classe de M. Khanh. Il avait commencé à pratiquer le taekwondo à l’âge de 13 ans, et s’y est remis 41 ans plus tard. Bien qu’il ne soit plus  au meilleur de sa forme, il fait toujours de son mieux pour terminer les leçons.

"Je ressens un bien-être physique et mental. En tant que chirurgien, le bien-être mental est crucial pour toute opération", a-t-il confié.

Le club compte un adhérent spécial: Nguyên Thuy Song Hà, ancienne membre de la sélection nationale de taekwondo, devenue cheffe adjointe du département de thérapie sportive de l’Université de médecine Pham Ngoc Thach. Elle a plusieurs titres de championne nationale à son actif, et a participé aux Jeux de l’Asie du Sud-Est (SEA Games).

Conseils de spécialistes de la santé

À cause de son emploi du temps chargé, elle ne vient au club que le lundi. À la voir frapper férocement dans les sacs de sable, difficile de croire qu’elle a abandonné le taekwondo depuis 1992. "Je n’avais jamais pensé revenir à la pratique du taekwondo (…). Par chance, j’ai retrouvé l’entraîneur Dang Khanh et je me suis décidée à reprendre le sport", a déclaré Song Hà.

Le taekwondo peut être pratiqué à tout âge.
Photo: VNA/CVN

La présence d’un thérapeute du sport aux entraînements est un réel avantage pour les autres praticiens! La doctoresse a par exemple fait faire des exercices d’étirement du dos après le cours à un membre qui s’était blessé en jouant au tennis.

Les participants passent également du temps à partager leurs expériences de travail et de vie avec leurs compagnons de taekwondo.

Nguyên Ngoc Hùng, 53 ans, directeur d’une filière de la compagnie de métaux et pierres précieux Saigon SJC, est le plus âgé des membres. Il avait commencé le taekwondo à l’âge de 7 ans, mais avait rapidement cessé de s’entraîner pour se consacrer à ses études. En 2016, il a compris l’importance pour les personnes âgées de rester en bonne santé.

Même s’il est plus lent que les autres membres, il ne marque jamais une session. C’est Ngoc Hùng qui a fait inscrire le médecin Trân Chi Tiên, et quelques autres employés de la compagnie de métaux et pierres précieux Saigon SJC.

Hô Ngoc Tuân, 48 ans, est, quant à lui, chef d’une entreprise de produits de la mer dans le 4e arrondissement, et membre du club depuis deux ans. Il admet  qu’auparavant, il avait l’habitude de boire beaucoup d’alcool. Il a accepté de rejoindre le club à l’invitation de l’entraîneur Khanh.

"Au début, je ne pouvais pas suivre le rythme car je n’étais pas habitué à ce genre d’entraînement. Cependant, les autres membres plus âgés m’ont motivé à suivre. Ça paye vraiment et je continue à travailler depuis", a-t-il déclaré.
 
Nguyên Khôi - Phuong Nga/CVN
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