Un réseau de traite d'êtres humains démantelé, sept victimes secourues

Une vaste opération menée par le commandement des garde-frontières et la Police de la province de Gia Lai (hauts plateaux du Centre), a permis de libérer sept jeunes du village de Kloong, district de Ia Grai, victimes de la traite d’êtres humains transfrontalière.

>>En écho à la Journée nationale contre la traite des êtres humains

Puih Thai, 28 ans, du village de Kloong, l'une des sept victimes de la traite d'êtres humains transfrontalière, a été ramené chez lui
Photo : VNA/CVN

Cette opération déployée avec le concours du Département de technologie professionnelle du ministère de la Police, des forces de police de Hô Chi Minh-Ville, des provinces de Nghê An, Dak Lak et de Kon Tum, a démantelé un réseau de traite d’êtres humains.

Dans cette affaire, Trân Quang Quyêt, né en 2001, domicilé dans la commune de Ia Dal, district de Ia H’Drai, province de Kon Tum, est identifié comme un maillon important du réseau. L’homme a comparu pour autodénonciation le 29 juin devant le poste-frontière de Ia O, dans la province de Gia Lai. Il devra répondre de traite d’êtres humains, sur le fondement de l’Article 150 du Code pénal de 2015.

Sur la base des éléments de preuves recueillies, l’agence d’enquête de la Police provinciale de Gia Lai a déclenché le 5 juillet 2022 une poursuite pénale et placé en détention provisoire Phan Ngoc Duc, un passeur vers le Cambodge, pour traite d’êtres humains.

Les trafiquants ont profité de la créduilité de leurs victimes et de la situation économique difficile des gens touchés par l’épidémie de COVID-19. Ils leur ont promis un emploi qui n'est pas pénible mais rapporte beaucoup d’argent pour organiser leur sortie illicite du Vietnam, selon les enquêteurs.

Après avoir été amenées au Cambodge, ces victimes ont été contraintes de faire exactement ce que veulent les employeurs, y compris en se faisant passer pour les employés chargés du recrutement des collaborateurs financiers afin de s’approprier leurs biens.

À travers cet incident malheureux, le bureau de la police criminelle de la Police provinciale de Gia Lai recommande que les gens ne doivent pas croire naïvement les informations de recrutement sur les réseaux sociaux mais doivent bien comprendre le poste à pourvoir avant de prendre la décision, a déclaré son chef, le sous-colonel Ngô Gia Cuong.

Afin d’aider les gens à comprendre les manoeuvres des trafiquants d’êtres humains, le bureau de la police criminelle a invité les autorités locales à renforcer l’information et la sensibilisation des gens, les opérateurs de télécommunications à mettre leurs clients en garde contre de nouvelles méthodes d’arnaque, et les forces des garde-frontières à intensifier les patrouilles et contrôles dans les zones frontalières.

Signataire de la Convention de l’ASEAN et du Plan d’action de lutte contre la traite de Bohol, le Vietnam s’engage également dans les processus de Bali et du COMMIT, qui sont des initiatives régionales contre les réseaux de passeurs transfrontaliers.

Le pays a signé des accords bilatéraux avec la Chine, la Thaïlande, le Cambodge et le Laos. Il envisage de faire de même avec des pays susceptibles d’accueillir des travailleurs vietnamiens tels que la Roumanie et l’Allemagne, et d’adhérer au Protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, mer et air, lequel fait partie la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée.

VNA/CVN