06/07/2019 17:03
Qui portera en premier le maillot jaune du centenaire? Le 106e Tour de France s'élance samedi 6 juillet de Bruxelles pour une édition hommage à la tunique mythique, visée à nouveau par l'équipe Ineos (ex-Sky), ultra-favorite malgré l'absence de Chris Froome, quadruple vainqueur.
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Le Gallois Geraint Thomas (1er rang à gauche) et le Colombien Egan Bernal (1er rang à droite) lors d'un entraînement, le 4 juillet près d'Overijse, en Belgique, deux jours avant le départ du Tour de France. Photo: AFP/VNA/CVN


Le maillot jaune inaugural de ce Tour, à l'effigie de l'Atomium, monument symbole de la capitale belge, attire les convoitises. La tunique de leader, qui fête ses cent ans d'existence dans la ville d'Eddy Merckx, doit revenir dans un premier temps à un sprinteur, à l'issue d'une première étape sans difficulté majeure au coeur d'une Belgique folle de vélo, sur des routes qu'on annonce noires de monde.

Hommage à Merckx oblige, elle sera en revanche vite endossée par un autre "Cannibale" avide de victoires: dès dimanche, les prétendants au sacre final jaugeront leurs formations respectives dans un contre-la-montre par équipes déjà crucial pour la suite.

Mais ce n'est qu'au bout d'un usant parcours de 3.480 kilomètres, des Vosges aux Alpes, en passant par le Massif central et les Pyrénées avec cinq arrivées au sommet, que l'on saura qui aura eu le plus faim.

Deux chefs de meute

Nationalités des porteurs du maillot jaune sur le Tour de France en nombre de coureurs depuis 1919. Photo: AFP/VNA/CVN

Et comme chaque année depuis 2012, l'équipe la plus affamée est Britannique. Son nom a changé - Ineos a remplacé Sky -, pas ses ambitions: elle vise un septième sacre en huit ans.

L'appellation n'est toutefois pas la seule nouveauté de l'effectif. Le chef de meute Chris Froome, gravement blessé début juin et forfait, a laissé le champ libre à ses deux lieutenants, promus coleaders. Le premier est Gallois, vainqueur sortant mais pas rassasié: Geraint Thomas. Le second est un jeune loup aux dents aiguisées: Egan Bernal, prodige de 22 ans qui pourrait marquer l'histoire en devenant le premier vainqueur colombien du Tour, et le plus jeune lauréat de l'après-guerre.

"C'est vrai que quand Chris est là, il nous apporte sa grande expérience. Mais notre équipe reste très forte (...) Au lieu d'avoir quatre coureurs encore présents dans le final en montagne, on en aura trois", a plaisanté Thomas vendredi 5 juillet, quelques heures avant de recevoir par vidéo-conférence les encouragements de Froome, rentré chez lui jeudi après plus de trois semaines en observation.

Ineos n'est pas du genre à se laisser déstabiliser par un dénivelé positif total de 54.100 mètres. Ce n'est pas Bernal, formé "en altitude toute (sa) vie", qui sera impressionné par l'immense étape de Valloire et ses trois cols supérieurs à 2.000 mètres (Vars, Izoard et Galibier) prévue le 25 juillet, ni par les deux étapes alpestres qui suivront. Un triptyque infernal dans une dernière semaine que Romain Bardet, deux fois sur le podium déjà, considère "la plus difficile de ces dernières années".
AFP/VNA/CVN

 
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