13/07/2019 10:26
Vingt ans après la première médaille olympique de Trân Hiêu Ngân à Sydney, le taekwondo vietnamien espère remonter sur le podium aux prochains JO 2020 à Tokyo. Cependant, le manque de moyens se fait sentir…
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Cette année, les responsables de la discipline de taekwondo se sont fixés l’objectif d’obtenir au moins deux qualifications aux JO 2020 de Tokyo.
Photo: VNA/CVN

Autrefois, le taekwondo était la discipline phare du Vietnam. En 2000, la taekwondoïste Trân Hiêu Ngân avait marqué l’histoire en remportant la première médaille d’argent du pays.

Entre 2012-2017, le pays a vécu des moments magiques, que ce soit pendant les compétitions internationales juniors ou les Championnats du monde. Les plus belles victoires reviennent à Hô Thi Kim Ngân et Truong Thi Kim Tuyên, qui ont remporté respectivement une médaille d’or dans la catégorie dame de moins de 44 kg aux Championnats du monde junior 2016 et une médaille d’argent dans la catégorie dame des moins de 46kg aux Championnats du monde 2017.

La nouvelle génération a même décroché l’or aux Jeux mondiaux des étudiants qui se sont tenus en août 2017 à Taïwan (Chine). Le "trio" Châu Tuyêt Vân, Nguyên Thi Lê Kim et Liên Thi Tuyêt Mai a fait la fierté du pays dans l’épreuve de poomsae (l’enchaînement codifié en taekwondo) lors de la 5e édition des Jeux asiatiques des sports en salle et arts martiaux (AIMAG 5), organisée en septembre  2017 à Achgabat, capitale du Turkménistan. 

Les défis à relever

Cependant, les résultats au taekwondo ne sont pas si glorieux. En 2016, aucun athlète vietnamien n’était parvenu à se qualifier aux JO de Rio de Janeiro (Brésil) pour la première fois de son histoire.

Le "trio" Châu Tuyêt Vân, Nguyên Thi Lê Kim et Liên Thi Tuyêt Mai lors de la 5e édition des Jeux asiatiques des sports en salle et arts martiaux.
Photo: VNA/CVN

Selon Hô Anh Tuân, responsable de la discipline de taekwondo de Hanoï, le niveau d’exigence aux JO - la plus prestigieuse des compétitions sportives de la planète, est très élevé. Pour espérer y briller, il faut commencer par revoir le processus de sélection et de formation sans oublier les conditions d’entraînement.

Depuis quelques temps, on observe un manque considérable de financements pour les entraînements, mais aussi pour donner la possibilité à nos taekwondoïstes de disputer des compétitions à l’étranger. En l’absence de combats avec le fleuron international, il ne faut pas s’attendre à des miracles sur le plan technique. Pourtant, nos combattants ont cette capacité à se surpasser lorsqu’ils sont opposés à des adversaires de taille. Si le manque de combats de haut niveau est un frein pour progresser techniquement, il l’est également sur le plan psychologique.

Cette année, les responsables de la discipline de taekwondo se sont fixés l’objectif d’obtenir au moins deux qualifications aux JO 2020 de Tokyo. La Fédération vietnamienne de taekwondo a mis en place des entraînements spécifiques pour ses sportifs qui participeront aux éliminatoires des JO de Tokyo.
 
Phuong Nga/CVN
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