07/10/2021 16:02
Depuis le début de la 4e vague de COVID qui frappe le Vietnam depuis fin avril, Hô Chi Minh-Ville est particulièrement touchée ainsi que certaines provinces du Sud. Malheureusement, plus de 2.300 personnels médicaux ont été infectés. Cependant, promouvant le slogan de "combattre l'épidémie comme de combattre l'ennemi" et "un bon médecin devrait être comme une mère douce", Nguyên Thi Nhung, mère de deux enfants, aide-soignante à l'hôpital de l'amitié Viêt Duc à Hanoï, s’est portée toujours volontaire pour soutenir la ligne de front contre l'épidémie à Hô Chi Minh-Ville.

Mme Nhung parlant à ses enfants.
Bien qu’avec ses collègues, elle ait passé près d'un mois à soutenir les patients infectés  à l'hôpital de campagne n°13 (commune de Binh Hung, district de Binh Chanh, Hô Chi Minh-Ville) et ait rencontré de nombreuses difficultés, elle se sent tout de même très heureuse et fière d'avoir prêté main-forte à ses collègues de Hô Chi Minh-Ville engagés dans une âpre bataille contre le COVID-19.

Sacrifice silencieux pour le bonheur des autres

En raison de son travail chargé, son bonheur est simplement de se réunir avec ses enfants, ses proches et de manger des repas en famille. Cependant, ce bonheur est maintenant devenu difficile pour les personnels médicaux du centre épidémique en général et de Nhung en particulier.

Mme Nhung dans son équipement de protection.
Pendant presque un mois de volontariat en première ligne, son fils de 10 ans et sa fille de 7 ans pleuraient tous les jours car leur mère leur manquait, et ils ne pouvaient se rencontrer qu'à travers l'écran du téléphone. La première question que posaient les enfants lorsqu'ils voyaient leur mère était "Quand reviendras-tu ?". En entendant cela, elle ne pouvait que sourire et dire : "Quand l'épidémie sera terminée, je reviendrai !"

Environnement de travail à haut risque d’infection

L'hôpital de campagne n°13, avec ses 500 lits de réanimation, est principalement destiné aux patients de COVID. Le premier jour, elle était encore confuse car elle n'avait jamais pris en charge des patients du COVID-19, mais après elle s'est rapidement adaptée.

L'environnement de travail est rempli de cas F0, le risque d'infection est élevé, elle prend toujours soin des patients avec enthousiasme. Elle les aide   à changer les couches, à manger, à écraser chaque pilule pour boire plus facilement... De nombreux patients sont fatigués, perdent le goût et ne veulent pas manger, elle les encourage afin d'avoir la force de combattre la maladie. Elle et ses collègues ont dû même pousser des réservoirs d'oxygène presque deux fois plus hauts qu’eux, pesant jusqu'à 55 kg.

Mme Nhung après avoir terminé sa permanence de travail avec des marques sur son visage à cause du port d'un masque.
De plus, pour assurer la sécurité, Mme Nhung et ses collègues doivent porter un équipement de protection pendant le travail, ce qui les oblige à s’abstenir d'aller aux toilettes, ce n’est qu’à la fin de leur temps de travail qu'ils peuvent retirer leurs vêtements de protection, se désinfecter, prendre une douche et enfin manger et boire.

Mme Nhung nous a répondu par téléphone : "Dans la chaleur étouffante de Hô Chi Minh-Ville, nous devions porter des masques et des vêtements de protection pendant de nombreuses heures. La sueur  ruisselait, et les masques marquaient mon visage. Je me souviens d’un jour où après avoir terminé ma permanence de travail, j'avais mal à la tête et j'étais extrêmement fatigué, les larmes n'arrêtaient pas de couler. Mais pour les patients, nous essayons toujours de surmonter les difficultés".

Plus de bonheur à donner qu’à recevoir

Mme Nhung prenant soin des patients.

Il faut se rappeler qu'il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.  Bien qu'elle ait fait face à de nombreuses difficultés, ce qu'elle a reçu en retour était extrêmement précieux. C'est le soin et l'amour de tous pour elle. Mme Nhung nous a dit : "En travaillant dans le secteur de la santé, notre grande mission est de nous consacrer à la santé du peuple. Et notre plus grand bonheur est de recevoir l'amour sincère du patient et de sa famille". Parfois, c'est juste recevoir une bouteille d'eau, un gâteau. mais cela est une grande force mentale.

"Quand j'ai donné du lait et du pain à un vieil homme, il m'a regardé et a fondu en larmes comme pour dire merci. Je suis aussi heureuse quand un patient me dit que la nourriture est délicieuse", a partagé Mme Nhung.

Il n'y a pas de distance entre deux inconnus, qu'ils soient du Nord ou du Sud, mais seulement de l'amour entre médecin et patient. D'inconnus, les patients deviennent comme des proches, des amis pour sympathiser, partager et surmonter les les difficultés pendant la pandémie.

Chaque minute, chaque seconde, elle s'efforce de lutter contre l'épidémie en prenant soin de ses patients avec dévouement. Le sacrifice silencieux de Mme Nhung ainsi que de tous les "soldats en blouse blanche" en général, nous ont transmis le feu pour lutter contre l'épidémie. Le COVID a complètement bouleversé le rythme de chacune de nos vies, mais surtout, il nous a donné un message : "Même si nous sommes isolés, nous ne pouvons pas être séparés. Cette bataille est difficile, et elle ne laissera personne de côté". Nous tenons à remercier tout le personnel médical pour leurs sacrifices silencieux. Espérons que l'épidémie sera bientôt terminée pour que les "soldats en blouse blanche" puissent revenir avec le sourire rayonnant du vainqueur.

Ngô Thị Phương-Phan Thị Huế/CVN
 
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