L'OMS et l'UNICEF appellent à investir dans les services de santé mentale en Afrique

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) ont appelé lundi 10 octobre à davantage d'investissements dans les services de santé mentale en Afrique, où la pandémie de COVID-19 a révélé les lacunes qui existent en matière de soins de santé mentale.

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Une jeune fille de 14 ans regarde par la fenêtre, à Kyzylorda, au Kazakhstan. Récemment, elle a abordé les sentiments de stress et d'anxiété avec l'aide d'un psychologue scolaire.
Photo : UNICEF/CVN

Dans un communiqué conjoint publié dans la capitale kényane Nairobi à l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, les deux agences des Nations unies ont confirmé leur engagement à agir conjointement pour faire de la santé mentale une priorité.

Mohamed M. Fall, directeur régional de l'UNICEF pour l'Afrique de l'Est et australe, a déclaré que l'impact des violences ou des crises humanitaires ne se limitait pas aux conséquences économiques, notant que les blessures invisibles subies par les communautés devraient également être au cœur des interventions. "La détresse psychologique dans laquelle vivent des centaines de milliers d'enfants et de parents à travers le continent a un impact dramatique sur les individus et, par extension, sur le bien-être et le développement des sociétés", a souligné M. Fall.

Les deux agences onusiennes ont noté que les enfants et les adolescents étaient particulièrement vulnérables, ajoutant que l'Afrique comptait l'un des plus grands nombres d'enfants et d'adolescents au monde. Elles ont également indiqué qu'au cours des 12 derniers mois, les familles et les communautés étaient sous une pression croissante en raison de l'impact des chocs climatiques, de l'inflation mondiale et des difficultés économiques.

L'Éthiopie, le Kenya et la Somalie sont confrontés à des sécheresses extrêmes, tandis que dans la région du Sahel, les groupes armés ont intensifié les exactions contre les communautés, ce qui entraîne des déplacements massifs, ont fait remarquer l'OMS et l'UNICEF.

Matshidiso Moeti, la directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, a pour sa part déclaré que la santé mentale faisait partie intégrante d'une santé et d'un bien-être sains. "Le plus grand défi aux services de santé mentale adéquats en Afrique est la faiblesse chronique des investissements des gouvernements. Il est temps d'opérer un changement radical", a-t-elle conclu.

APS/VNA/CVN

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